Tribunal de commerce de Marseille, le 21 octobre 2025, n°2025F01252

Le Tribunal des activités économiques de Marseille, statuant le 21 octobre 2025, a été saisi d’une demande en paiement formulée par une association cultuelle contre une société de pompes funèbres. La juridiction a examiné les preuves de la créance et les modalités de son exécution. Elle a condamné la société débitrice au paiement de la somme principale et aux frais de procédure. Le jugement a également précisé son caractère exécutoire à titre provisoire et rejeté les demandes subsidiaires.

La preuve de l’existence et du montant de la créance

La qualification probatoire des documents produits

Le tribunal fonde sa décision sur l’analyse des pièces versées aux débats. Il retient particulièrement la reconnaissance de dettes en date du 13 janvier 2023 et la liste nominative des défunts. Ces éléments permettent d’établir le principe et le quantum de la créance de manière certaine. « il résulte de l’analyse des documents produits aux débats, notamment la reconnaissance de dettes… déclarant devoir 15 000 euros… que la créance… est fondée en ses principe et montant » (Motifs). La valeur de cette analyse réside dans l’appréciation souveraine des juges du fond. Ils opèrent une qualification juridique directe des documents privés produits. La portée est classique en matière d’obligation, exigeant une preuve certaine du droit et de son montant.

La condamnation au paiement du principal et des accessoires

La décision ordonne le paiement de la somme de quinze mille euros en principal. Elle y adjoint les intérêts au taux légal à compter de la signification de l’assignation. Cette condamnation suit logiquement la constatation de l’obligation non exécutée. « il y a lieu… de condamner… à lui payer la somme de 15 000 euros en principal avec intérêts au taux légal à compter de la signification de l’assignation » (Motifs). Le sens est d’assurer la réparation intégrale du préjudice subi par le créancier. La valeur est l’application stricte des règles sur les intérêts moratoires. La portée en est l’indemnisation complète du retard dans l’exécution de l’obligation pécuniaire.

Les conséquences procédurales de la décision

L’allocation de frais irrépétibles sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile

Le tribunal use de son pouvoir d’appréciation pour allouer une somme au titre des frais non compris dans les dépens. Il fixe ce montant à mille cinq cents euros pour l’association cultuelle demanderesse. Cette allocation vise à compenser partiellement les frais exposés pour la défense de ses intérêts. « il échet d’allouer… la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles occasionnés par la présente procédure » (Motifs). Le sens est de tempérer le principe de neutralité financière de la justice. La valeur réside dans le pouvoir discrétionnaire du juge pour fixer cette somme. La portée est indemnitaire et non punitive, relevant d’une simple équité procédurale.

Le prononcé de l’exécution provisoire de plein droit

La décision se voit dotée de la force exécutoire à titre provisoire en vertu des articles 514 et 515 du code de procédure civile. Cette mesure permet une exécution immédiate malgré les voies de recours éventuelles. Elle est ici prononcée de plein droit, sans que le juge n’ait à la motiver spécialement. « conformément aux dispositions des articles 514 et 515 du code de procédure civile, le présent jugement est de plein droit exécutoire à titre provisoire » (Motifs). Le sens est d’assurer l’efficacité pratique de la décision rendue en première instance. La valeur est l’application d’une règle de procédure favorable au créancier ayant obtenu gain de cause. La portée en est la possibilité de procéder sans délai aux mesures d’exécution forcée.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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