Tribunal de commerce de Marseille, le 21 octobre 2025, n°2025F01173

Le tribunal des activités économiques de Marseille, le 21 octobre 2025, statue sur une action en paiement engagée par un établissement de crédit. Le litige oppose ce dernier à un garant personnel et solidaire d’une société locataire dans le cadre d’un contrat de crédit-bail. La juridiction accueille la demande principale et condamne le garant au paiement de la somme due. Elle rejette toute autre prétention et rend sa décision exécutoire à titre provisoire.

La caractérisation de l’engagement du garant

La reconnaissance de l’existence d’une créance certaine. Le tribunal fonde sa décision sur l’analyse des pièces versées aux débats. Il constate ainsi le bien-fondé de la créance réclamée par l’établissement financier. « La créance de la société ARKEA FINANCEMENTS ET SERVICES (anciennement FINANCO) est fondée en ses principe et montant » (Attendu qu’il résulte de l’analyse…). Cette affirmation démontre une appréciation souveraine des preuves. La portée est classique et confirme que le juge vérifie le sérieux des éléments produits.

La mise en œuvre de la garantie à due concurrence. L’engagement du garant est défini par un acte de caution personnelle et solidaire. Celui-ci couvre le paiement du principal, des intérêts et des pénalités pour une durée déterminée. La condamnation prononcée se limite strictement au montant réclamé dans la mise en demeure. La valeur de la décision réside dans son respect des limites contractuelles de la garantie. Elle rappelle que la caution ne peut être contrainte au-delà de son engagement initial.

Les modalités procédurales de la condamnation

Le point de départ des intérêts moratoires. Le tribunal fixe avec précision la date à laquelle les intérêts commencent à courir. Il retient le jour de l’envoi du courrier de proposition de règlement amiable. La condamnation est prononcée « avec intérêts au taux contractuel à compter 31 juillet 2025, date de la mise en demeure » (Attendu qu’en l’état de ce qui précède…). Cette solution applique strictement les règles du droit commun des obligations. Sa portée est pratique et sécurise le créancier quant à la réparation de son préjudice.

Les conséquences financières de l’instance. La décision ordonne le paiement des frais irrépétibles et des dépens par la partie perdante. Elle alloue une somme forfaitaire au titre de l’article 700 du code de procédure civile. « Il échet d’allouer à la société ARKEA FINANCEMENTS ET SERVICES (anciennement FINANCO) la somme de 800 euros » (Attendu qu’en application des dispositions…). Cette attribution relève du pouvoir discrétionnaire du juge. Sa valeur est d’indemniser partiellement le créancier des frais exposés pour sa défense.

La décision illustre le traitement judiciaire d’un recours contre un garant simple. Elle confirme la rigueur appliquée à l’examen des preuves de la créance. L’exécution provisoire immédiate renforce l’efficacité de la protection accordée au créancier. Ce jugement rappelle enfin l’importance du respect des formes pour la mise en demeure du débiteur.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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