Tribunal de commerce de Rennes, le 3 décembre 2025, n°2025P00583

Le Tribunal de commerce de Rennes, le 3 décembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société commerciale en cessation des paiements. Le tribunal constate l’impossibilité de tout redressement et retient l’application du régime simplifié au regard des seuils légaux. Il désigne les organes de la procédure et fixe le cadre temporel de la liquidation, notamment le délai de clôture.

Les conditions d’application de la procédure simplifiée.
Le tribunal vérifie le respect des critères légaux pour prononcer ce régime dérogatoire. Il constate que l’actif ne contient aucun bien immobilier et que les seuils d’effectif et de chiffre d’affaires sont respectés. Ces éléments justifient le recours à la procédure allégée prévue par les articles L641-2 et D. 641-10 du code de commerce. La décision illustre le contrôle strict des conditions de fond par le juge.

La mise en œuvre du cadre procédural spécifique.
Le jugement organise les modalités pratiques de la liquidation conformément au livre VI. Il fixe la date de cessation des paiements et ordonne l’établissement d’un inventaire précis du patrimoine. Le tribunal rappelle également l’obligation d’information des créanciers dans un délai de quinze jours. Ces mesures visent à garantir une exécution rapide et sécurisée de la procédure.

Les délais impératifs gouvernant la clôture de l’instance.
La décision inscrit la procédure dans un calendrier contraint caractéristique du régime simplifié. Elle impose la vente des biens dans un délai de quatre mois suivant le jugement d’ouverture. Surtout, elle fixe le délai d’examen de la clôture à six mois conformément à l’article L. 644-5. « L’article L.644-5 du code de commerce prévoit que le tribunal prononce la clôture de la liquidation judiciaire au plus tard dans le délai de six mois » (Cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion, le 30 avril 2025, n°24/00701). Ce cadre temporel renforce la célérité recherchée.

La portée de cette décision réside dans l’application rigoureuse du régime de liquidation simplifiée. Elle confirme son caractère exceptionnel, subordonné à des conditions légales précises. Le juge veille à l’équilibre entre célérité de la procédure et protection des droits des créanciers. L’arrêt rappelle enfin l’importance du respect des délais impératifs pour une clôture efficace.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture