Tribunal de commerce de Pau, le 5 décembre 2025, n°2025003698

Le tribunal de commerce de Pau, statuant le 5 décembre 2025, se prononce sur une requête en prolongation du délai de clôture d’une liquidation judiciaire. Le liquidateur judiciaire désigné sollicite cette prorogation en raison d’instances contentieuses en cours. Le tribunal, après avoir entendu le ministère public, fait droit à la demande et prolonge le délai de six mois. Cette décision illustre l’application souple des dispositions du code de commerce relatives à la clôture des procédures collectives.

Les conditions de la prorogation
Le cadre légal de la prorogation est défini par l’article L. 643-9 du code de commerce. Le texte prévoit que le tribunal peut proroger le terme fixé par une décision motivée. Cette disposition confère au juge un pouvoir d’appréciation pour adapter les délais aux réalités de la liquidation. L’exigence d’une motivation garantit que la mesure n’est pas accordée de manière automatique. Elle assure ainsi un contrôle juridictionnel sur la durée de la procédure.

L’appréciation des motifs invoqués par le liquidateur guide la décision du tribunal. Le juge relève que les opérations de la liquidation judiciaire ne peuvent être clôturées en l’état. Le mandataire justifie sa demande par l’existence d’instances contentieuses encore pendantes. Ces éléments objectifs, vérifiés par le juge commissaire, fondent légalement la prorogation. La décision montre ainsi que des obstacles procéduraux extérieurs constituent un motif légitime de prolongation.

Les effets de la décision
La portée immédiate du jugement est de maintenir la procédure de liquidation ouverte pour une durée déterminée. Le tribunal dit qu’il y a lieu de prolonger le délai de clôture de la procédure de liquidation judiciaire pour une durée de 6 mois. Cette mesure permet au liquidateur de poursuivre les instances en cours et d’achever son mandat dans des conditions légales. Elle préserve l’intérêt des créanciers en évitant une clôture prématurée qui serait préjudiciable.

La décision organise également les suites procédurales et le sort des frais engagés. Le tribunal fixe une nouvelle date d’examen de la clôture et convoque le débiteur. Il ordonne toutes les mesures prescrites par la loi en pareille matière. Enfin, il précise que les dépens seront employés en frais privilégiés de liquidation judiciaire. Ces dispositions assurent la continuité de la procédure dans un cadre juridique sécurisé et conforme aux intérêts de la masse.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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