Tribunal de commerce de commerce de Pau, le 5 décembre 2025, n°2025004258

Tribunal de commerce de Pau, le 5 décembre 2025. Le liquidateur judiciaire d’une société en liquidation sollicite la prorogation du délai de clôture de la procédure. Le tribunal fait droit à cette demande et prolonge le délai de six mois. Il rappelle l’affaire à une date ultérieure pour examen.

Le cadre légal de la prorogation
Le tribunal fonde sa décision sur l’article L. 643-9 du code de commerce. Ce texte lui confère le pouvoir de proroger le terme initialement fixé pour la clôture. La demande du liquidateur doit être motivée par des circonstances particulières empêchant la fin des opérations. Le juge vérifie ainsi la légalité formelle de la requête et son bien-fondé au regard de la loi.

L’appréciation souveraine des motifs invoqués
Le juge retient la réalité des obstacles à la clôture présentés par le liquidateur. Il relève notamment qu’ »une action en délaissement d’actif est en cours, ainsi que l’encaissement du produit de la vente aux enchères » (Motifs). Ces éléments justifient que les opérations de liquidation « ne peuvent être clôturées en l’état » (Motifs). L’appréciation des difficultés concrètes relève ainsi du pouvoir souverain des juges du fond.

La souplesse procédurale au service de l’efficacité
La décision illustre le caractère pragmatique de la procédure de liquidation. La prorogation permet d’achever des actes essentiels comme le recouvrement d’une créance. Elle évite une clôture prématurée qui nuirait à l’intérêt des créanciers. Le juge adapte ainsi le calendrier procédural aux impératifs de la liquidation effective des actifs.

Le contrôle du juge sur la durée de la mesure
La prolongation est strictement limitée à six mois, avec une nouvelle audience fixée. Ce délai n’est pas automatique et répond aux besoins précis de l’espèce. Il garantit un contrôle judiciaire continu et évite les prolongations indéfinies. La mesure assure un équilibre entre l’efficacité de la liquidation et la célérité de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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