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Maître Reda KOHEN, avocat au Barreau de Paris
Maître Reda KOHEN
Avocat au Barreau de Paris

Tribunal de commerce de Nantes, le 24 septembre 2025, n°2025010137

Le tribunal de commerce de Nantes, le 24 septembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. Une société de restauration a déclaré sa cessation des paiements. Le représentant légal a sollicité cette procédure spéciale. Le tribunal constate l’absence de tout plan de redressement ou de cession possible. Il retient donc la procédure simplifiée et fixe la date de cessation des paiements au premier avril 2025.

La qualification de la situation économique

Le constat d’une impossibilité de redressement. Le tribunal relève l’état de cessation des paiements et une situation irrémédiablement compromise. Il note l’absence de perspective de plan de redressement avec apurement du passif. « Il n’existe aucune possibilité de présenter un plan de redressement avec apurement du passif » (Motifs). L’exploitation est jugée déficitaire et non restructurable. Cette analyse justifie le rejet d’une procédure de redressement. Elle oriente nécessairement vers une liquidation des actifs.

L’appréciation souveraine des conditions de la liquidation simplifiée. Le juge vérifie le respect des critères légaux pour cette procédure accélérée. « Il résulte des pièces produites que les conditions mises par les articles L.641-2, D.641-10 du code de commerce sont réunies » (Motifs). Cette vérification est essentielle pour protéger les intérêts des créanciers. Elle permet d’éviter une procédure longue et coûteuse inutilement. La décision assure ainsi une gestion efficace de l’insolvabilité.

Les modalités pratiques de la liquidation

La fixation provisoire de la date de cessation des paiements. Le tribunal utilise son pouvoir d’appréciation pour déterminer cette date cruciale. Il la fixe au premier avril 2025 après débat contradictoire. Cette date détermine la période suspecte et le rang des créances. Le juge peut ultérieurement la modifier sur la base d’éléments nouveaux. Cette faculté est prévue par l’article L.631-8 du code de commerce. D’autres juridictions en usent également. « de fixer la date de cessation des paiements au 13/09/2024 usant de la faculté prévue à l’article L.631-8 du Code de Commerce » (Tribunal de commerce de commerce de Tours, le 1 avril 2025, n°2025002683). « de fixer la date de cessation des paiements au 28/04/2025 usant de la faculté prévue à l’article L.631-8 du Code de Commerce » (Tribunal de commerce de commerce de Tours, le 20 mai 2025, n°2025003735).

L’encadrement strict d’une procédure accélérée. Le jugement nomme un juge-commissaire et un liquidateur sans délai. Il impose un inventaire dans un délai maximum de quinze jours. La clôture est fixée à six mois sauf prorogation exceptionnelle. Ces mesures visent une réalisation rapide des actifs pour les créanciers. Elles illustrent le caractère expéditif de la liquidation simplifiée. Le tribunal assure ainsi une exécution ordonnée et efficace de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».