Tribunal de commerce de commerce de Salon-de-Provence, le 2 octobre 2025, n°2025J00533

L’homologation, validation judiciaire de la volonté commune

La décision procède d’abord à la qualification juridique de l’accord soumis. Le tribunal rappelle les conditions de fond de la transaction définie par le code civil. Il se réfère à l’article 2044 qui en fixe la définition et l’exigence d’un écrit. L’accord présenté répond à ces critères puisqu’il met fin à un litige né entre les parties. Le juge constate ainsi l’existence d’un contrat valable soumis à son approbation.

Le contrôle opéré par le juge se limite à la régularité formelle et à l’ordre public. La décision ne révèle aucun débat sur le fond des concessions réciproques. Ce contrôle restreint respecte la nature contractuelle de la transaction. « Le juge à qui est soumis l’accord ne peut en modifier les termes » ainsi qu’en dispose l’article 1565 du code civil (Tribunal judiciaire de Versailles, le 19 février 2024, n°23/01890). L’homologation valide donc une volonté préexistante sans la réécrire.

Les effets attachés à la décision d’homologation

L’homologation confère à l’accord privé la force exécutoire. La décision transforme ainsi un contrat en titre permettant l’exécution forcée. Elle rappelle que la transaction possède déjà l’autorité de la chose jugée entre les parties. L’intervention du juge ajoute la garantie de la puissance publique pour son exécution. Cet effet est essentiel pour assurer l’effectivité pratique de la résolution amiable.

La décision produit également des effets sur la procédure judiciaire en cours. Elle prononce l’extinction de l’instance par l’effet de la transaction homologuée. Cette extinction est accessoire à l’extinction de l’action elle-même. Le tribunal statue enfin sur la charge des dépens de l’instance. Il laisse ces dépens à la charge d’une partie sauf accord contraire, marquant le caractère définitif du règlement.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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