Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, le 3 octobre 2025, n°2025002277

Le Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, statuant le 3 octobre 2025, a ouvert une procédure de liquidation judiciaire. La société, exploitant un restaurant, avait déclaré son état de cessation des paiements. Le tribunal a constaté l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Il a également retenu l’arrêt de l’activité et l’impossibilité manifeste de redressement. La solution a donc été l’ouverture de la liquidation judiciaire à la suite de cette déclaration.

La caractérisation de l’état de cessation des paiements
Le tribunal vérifie d’abord les conditions légales d’ouverture de la procédure. Il constate que la société n’est pas en mesure d’honorer son passif exigible. L’analyse des annexes du dossier permet d’établir ce constat de manière concrète. La situation financière est ainsi précisément chiffrée et vérifiée par le juge.

La définition juridique de la cessation des paiements est ainsi appliquée. « La cessation des paiements au sens de l’article L. 631-1 du code de commerce est caractérisée par l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible. » (Cour d’appel de Paris, le 12 novembre 2025, n°25/01016) Le jugement reprend cette exigence pour fonder sa décision. La portée de ce contrôle préalable est essentielle pour la régularité de la procédure.

L’appréciation de l’impossibilité manifeste de redressement
Le tribunal examine ensuite les perspectives de continuation de l’activité. Il relève que l’exploitation du restaurant est définitivement arrêtée. Cet élément factuel est déterminant pour son appréciation sur le plan juridique. Aucune possibilité de redressement ou de cession ne semble envisageable dans ce contexte.

La décision rejoint ainsi une jurisprudence constante sur ce point. « Le redressement judiciaire est manifestement impossible et la liquidation judiciaire s’impose. » (Tribunal de commerce de commerce de Libourne, le 23 mars 2026, n°2026000886) La solution adoptée est donc l’ouverture directe de la liquidation judiciaire. La valeur de ce contrôle évite l’ouverture d’une procédure inutile de redressement.

Ce jugement illustre le traitement des déclarations de cessation des paiements. Il rappelle l’importance de la vérification des deux critères cumulatifs par le juge. La portée de la décision est de permettre une liquidation rapide et organisée. La sécurité juridique des procédures collectives en est ainsi renforcée.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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