Tribunal judiciaire de Paris, le 21 août 2025, n°2025F00249

Le tribunal judiciaire de Paris, statuant le 21 août 2025, a examiné une demande en paiement de factures impayées. Le défendeur, régulièrement assigné, n’a pas comparu à l’audience. La juridiction a dû déterminer les conditions de jugement en l’absence d’une partie. Elle a accueilli la demande au fond et rendu un jugement par défaut, condamnant le débiteur au paiement de la somme réclamée.

La régularité de la procédure en l’absence de comparution

La constatation d’une citation régulière. Le juge relève qu’un délai suffisant a été respecté avant l’audience. Il note surtout que la certitude du domicile est confirmée par un procès-verbal de commissaire de justice. Le destinataire a reçu un avis de passage et la lettre prévue par la loi. Cette diligence établit une notification valable malgré l’absence de remise en main propre.

Les conséquences attachées au défaut de comparution. Le défendeur a fait le choix de ne pas se présenter après un rappel des risques. Le tribunal applique alors le régime légal prévu pour cette hypothèse. Il rappelle que “Si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond” (article 472 du code de procédure civile). Cette règle garantit le droit à un procès équitable pour le demandeur. Elle évite qu’une partie ne paralyse indûment la procédure par son inertie.

L’examen au fond de la demande jugée fondée

Le contrôle de la régularité et de la recevabilité de l’action. Le juge vérifie d’abord que la demande est régulièrement engagée. Il constate ensuite qu’elle est recevable dans sa forme après examen de l’assignation. Ce contrôle préalable est une obligation impérative pour le tribunal. Il protège les droits de la partie absente contre des demandes irrecevables.

L’appréciation du bien-fondé sur le fondement des pièces versées. Le juge examine les moyens et les pièces communiquées, mentionnées au bordereau. Il estime la demande justifiée à concurrence du montant de deux factures spécifiques. La décision précise que “la demande est bien fondée à concurrence du montant de 4 965,41 euros” correspondant aux pièces n° 2 et 3. Ce raisonnement montre l’obligation de motiver même en l’absence de contradiction. Le tribunal statue uniquement sur les éléments fournis et ne peut suppléer d’office les moyens manquants.

La portée de cette décision renforce la sécurité des procédures civiles. Elle confirme que l’absence d’une partie ne suspend pas le cours de la justice. La jurisprudence du Tribunal judiciaire de Paris, le 28 août 2025, n°23/00522, rappelle d’ailleurs qu’“il sera statué sur le fond et le jugement étant en dernier ressort sera rendu par défaut”. La valeur de l’arrêt réside dans son rappel des garanties procédurales. Le juge doit toujours s’assurer de la réalité de la notification avant de statuer par défaut. Enfin, cette solution équilibre le droit d’agir en justice et les principes du contradictoire.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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