Tribunal de commerce de Paris, le 8 octobre 2025, n°2025F00455

Le tribunal de commerce de Paris, statuant le huit octobre deux mille vingt-cinq, examine une demande de prorogation du délai de clôture d’une liquidation judiciaire. Le liquidateur en charge de la procédure sollicite cette mesure. La juridiction retient les articles L. 643-9 et L. 644-5 du code de commerce comme fondement légal. Elle prononce la prorogation du délai et fixe une date ultérieure pour examiner la clôture. La solution organise ainsi la poursuite contrôlée de la procédure collective.

La compétence du tribunal pour modifier le calendrier de la liquidation

Le pouvoir d’adaptation du juge face aux nécessités de la procédure

Le tribunal affirme son pouvoir de proroger le délai initial de clôture des opérations. Il se fonde expressément sur les dispositions du code de commerce relatives à la liquidation judiciaire. Cette décision illustre la maîtrise continue du juge sur le déroulement de la procédure. Sa portée est de permettre l’accomplissement complet des missions du liquidateur. La valeur réside dans la souplesse procédurale accordée pour servir l’intérêt collectif des créanciers.

La fixation d’une nouvelle date pour statuer sur la clôture

L’encadrement temporel strict de la phase d’exécution

La juridiction ne se contente pas de prolonger le délai de manière ouverte. Elle ordonne que la demande de clôture sera examinée à une date précise. Cette précision concrétise le contrôle judiciaire permanent prévu par la loi. Le sens est d’éviter toute prolongation indéfinie et injustifiée de la liquidation. Cette mesure garantit une clôture effective dans un avenir déterminé par le tribunal.

Les modalités de saisine et le rôle des acteurs de la procédure

L’initiative du liquidateur comme moteur de la prorogation

La présente décision est rendue suite à une demande formulée par le liquidateur. Ce dernier apparaît comme un acteur central pour solliciter l’adaptation du calendrier. La jurisprudence confirme que « le tribunal est saisi à tout moment par le liquidateur, le débiteur ou le ministère public » (Tribunal de commerce de commerce d’Évry, le 9 octobre 2025, n°2025L01769). La valeur de cette solution est de reconnaître l’expertise du mandataire judiciaire. Sa portée assure une saisine efficace du juge basée sur les réalités du dossier.

La nature contradictoire de la décision et les droits des parties

La prorogation prononcée est réputée contradictoire malgré une procédure par mise à disposition. Les parties avaient été préalablement avisées des modalités de prononcé du jugement. Cette formalité respecte les exigences du code de procédure civile en matière de notification. Le sens est de préserver les droits à la défense dans une procédure à caractère gracieux. La portée de cette garantie procédurale renforce la légitimité de la décision du tribunal.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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