Tribunal judiciaire de commerce de Nîmes, le 2 septembre 2025, n°2024F00944

Le Tribunal de commerce de Nîmes, statuant le 2 septembre 2025, a examiné la situation d’une procédure de liquidation judiciaire. Le liquidateur a indiqué que la clôture ne pouvait être prononcée à la date initialement fixée. Une instance était pendante devant le tribunal judiciaire. Le tribunal a donc dû se prononcer sur la prorogation du délai de clôture. Il a décidé de reporter l’examen de la clôture au 27 septembre 2026, en application de l’article L. 643-9 du code de commerce.

Le cadre légal de la prorogation
Le texte impose au tribunal de fixer un délai initial pour examiner la clôture. L’article L. 643-9 prévoit un mécanisme exceptionnel de report. « Le tribunal peut proroger le terme par une décision motivée » (Tribunal de commerce de commerce d’Évry, le 20 février 2025, n°2025L00112). Cette décision doit reposer sur des éléments objectifs justifiant l’impossibilité de clore la procédure. Le législateur a ainsi instauré un contrôle judiciaire strict des délais. Cela évite une prolongation indéfinie et préjudiciable de la liquidation.

Le motif justifiant le report
Le juge a retenu l’existence d’une instance en cours devant une autre juridiction. Ce fait constitue un obstacle matériel à la clôture. Il rejoint un motif déjà admis par d’autres tribunaux. « Il apparaît que la procédure n’est pas en état d’être clôturée pour le(s) motif(s) ci-après : plusieurs instances sont actuellement en cours » (Tribunal de commerce de commerce de Lorient, le 15 avril 2025, n°2024F00459). La décision montre ainsi une application uniforme du droit. La sécurité juridique exige que les actifs et passifs soient définitivement fixés avant la clôture.

La portée procédurale de la décision
Le tribunal anticipe la future audience en la convoquant immédiatement. Il impose aussi la production de pièces justificatives spécifiques. Cette organisation rigoureuse cadre le déroulement ultérieur de la procédure. Elle témoigne de la volonté du juge de garder la maîtrise du calendrier. Le report n’est donc pas une simple suspension. C’est une phase active encadrée par des obligations précises pour les parties.

La valeur de la motivation
La décision se fonde sur un rapport du liquidateur et un fait précis. Cette motivation concise respecte les exigences légales. Elle permet un contrôle effectif par les parties et la cour d’appel. Le juge use de son pouvoir d’office pour assurer l’efficacité de la procédure. Cette approche garantit une bonne administration de la liquidation. Elle préserve les intérêts des créanciers en évitant une clôture prématurée.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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