Tribunal de commerce de Pontoise, le 16 octobre 2025, n°2025F00661

Le tribunal de commerce de Pontoise, statuant le 16 octobre 2025, a été saisi d’un désistement d’instance. L’instance a été éteinte par ce désistement accepté. La décision précise les conditions et les effets procéduraux de cet acte unilatéral de renonciation à l’action en justice.

La régularité du désistement d’instance

Les conditions de forme et de fond du désistement sont strictement encadrées. Le requérant a agi conformément aux articles 394 et suivants du code de procédure civile. La juridiction constate ainsi la validité de la démarche procédurale initiée par la partie demanderesse.

Le défendeur ne s’est pas opposé et n’a fait connaître aucune observation particulière concernant le désistement formulé (Motifs). Cette absence d’opposition est une condition essentielle pour la perfection du désistement. Elle permet d’éviter tout conflit sur l’extinction de l’instance.

La portée de cette analyse est de garantir la sécurité juridique des parties. Elle confirme que le désistement nécessite une acceptation expresse ou tacite de l’adversaire. Cette approche protège les droits de la partie qui n’est pas à l’origine de la renonciation.

Les effets procéduraux du désistement parfait

Le désistement entraîne l’extinction immédiate de l’instance devant le juge. La décision constate l’extinction de l’instance et dit que le Tribunal de Commerce de Pontoise se trouve dessaisi (Motifs). Cet effet est automatique et met fin définitivement à la procédure engagée.

Les conséquences financières sont également précisées par le tribunal. La partie qui se désiste supporte les dépens, dont frais de greffe liquidés à la somme de 57,23 euros TTC (Motifs). Cette règle procédurale est une application stricte de l’article 399 du code de procédure civile.

La valeur de cette solution est de rappeler le caractère définitif du désistement. L’instance éteinte ne peut être reprise sur le même objet et entre les mêmes parties. Cette décision illustre le principe selon lequel le désistement dessaisit le juge sans examen au fond.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture