Tribunal judiciaire de commerce de Saint-Etienne, le 22 octobre 2025, n°2025F01474

Le Tribunal judiciaire, statuant en date non précisée, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société commerciale. La décision constate l’état de cessation des paiements et l’impossibilité manifeste de redressement. Elle applique le régime simplifié en raison de l’absence de bien immobilier dans l’actif et du non-dépassement de certains seuils. Le tribunal fixe la date de cessation des paiements et désigne les mandataires de justice.

Le déclenchement du régime de liquidation simplifiée

Les conditions d’ouverture de la procédure

Le tribunal fonde sa décision sur le constat de la cessation des paiements et de l’impossibilité du redressement. Il retient ainsi les deux critères cumulatifs légaux pour prononcer une liquidation judiciaire. « la SAS Soud’Alu Concept est en état de cessation des paiements et que son redressement est manifestement impossible » (Motifs). Cette double condition issue de l’article L. 640-1 du code de commerce est strictement vérifiée. La portée de ce contrôle est essentielle car il constitue le fondement juridique de toute la procédure.

Le choix de la procédure simplifiée

Le tribunal opère une qualification des actifs de la société pour appliquer le régime simplifié. Il relève l’absence de bien immobilier et le fait que l’entreprise est « en dessous des seuils fixés à l’article D.641-10 alinéa 1 du code de commerce » (Motifs). Ce constat objectif permet de déclencher automatiquement la procédure allégée. La valeur de cette disposition est d’offrir un cadre procédural accéléré et moins formaliste pour les petites liquidations. Elle vise une gestion plus efficiente des dossiers à faible enjeu patrimonial.

L’organisation pratique de la liquidation

Les désignations et les missions des intervenants

La décision procède aux nominations nécessaires et définit précisément les tâches des mandataires. Elle désigne un juge-commissaire et un liquidateur judiciaire chargé de centraliser les créances. « le liquidateur judiciaire devra procéder à la vente des biens mobiliers de gré à gré ou aux enchères publiques dans les quatre mois » (Dispositif). Cette injonction cadre strictement la mission de réalisation de l’actif. Le sens est d’assurer une liquidation rapide dans l’intérêt des créanciers et de clôturer la procédure dans des délais contraints.

Le calendrier impératif et les obligations du débiteur

Le tribunal impose un échéancier strict et rappelle les devoirs de coopération de la société. Il fixe une date de clôture et convoque le débiteur à une audience ultérieure. « la clôture de la procédure sera prononcée par le Tribunal le 21/10/2026, sauf prorogation dûment sollicitée » (Dispositif). Ce cadre temporel est caractéristique de la procédure simplifiée. La portée est de garantir une célérité maximale tout en préservant les droits de la défense. L’invitation à coopérer sous peine de sanctions renforce l’autorité du liquidateur.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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