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Arrêt de la Cour de cassation n° 330/1 en date du 22 juin 2017
Dans le dossier commercial n° 900/3/1/2015
Société commerciale – Contrat de réalisation d'études d'ingénierie et de décoration – Créance – Action en paiement – Pouvoir du juge.
Au nom de Sa Majesté le Roi et conformément à la loi, sur le pourvoi déposé le 16/06/2015
par la requérante susnommée, par l'intermédiaire de son mandataire Maître (M.B), visant à la cassation de l'arrêt de la Cour d'appel commerciale de Casablanca n° 592
en date du 29/01/2015
dans le dossier n° 2854/8202/2014.
Et sur la base des autres pièces versées au dossier.
Et sur la base du Code de procédure civile daté du 28
septembre 1974.
Et sur la base de l'ordonnance de désistement et de signification rendue le 01/06/2017.
Et sur la base de l'avis de fixation de l'affaire à l'audience publique tenue le 22/06/2017.
Et sur la base de l'appel des parties et de leurs représentants et de leur non-comparution.
Après lecture du rapport par le Conseiller rapporteur M. Bouchâib Mataabad et après audition des observations de l'Avocat général M. Rachid Benani.
Et après délibéré conformément à la loi.
Sur la décision de M. le Président de la Chambre de ne pas procéder à une enquête dans l'affaire conformément aux dispositions de l'article 363
du (C.P.C.).
Attendu qu'il ressort des pièces du dossier et de l'arrêt attaqué qu'en date du 19/09/2013
les intimés, la société (A.D) Maroc et (W.B.B), ont saisi le tribunal de commerce de Casablanca par une requête, exposant qu'ils avaient conclu un contrat daté du 30/01/2013
avec la requérante, la société (I.I), en la personne de son représentant légal (K.M), pour l'exécution d'une mission d'études d'ingénierie et de décoration intérieure des bâtiments du projet de rénovation du Palais des Nations à Conakry en Guinée, indiquant qu'ils avaient exécuté 2
tous les travaux convenus selon les procès-verbaux du bureau de pilotage et de coordination (A.T) Maroc, chargé de la supervision des travaux, mais que la défenderesse ne leur avait pas versé le solde de leurs créances malgré la lettre de mise en demeure datée du 27/08/2013, demandant qu'il soit condamné à lui payer, au profit de (J.B.B), la somme de 891.587,50 dirhams, et au profit de (L.S) la somme de 918.106,25
dirhams et au profit de la société (A.D) Maroc la somme de 28.175,00
dirhams, avec les intérêts légaux de la date de la demande jusqu'au jour du paiement effectif, et à la résiliation du contrat daté du 30/01/2013 ; et qu'après réponse, le tribunal de commerce a statué par le non-lieu pour défaut de qualité, décision annulée par la Cour d'appel commerciale, qui a statué à nouveau, sur la forme, par l'admission de la demande, et sur le fond, par la condamnation de la défenderesse, la société (I.I), à payer au profit de (J.B.B) la somme de 891.587,50
dirhams, et au profit de (L.S) la somme de 918.106,25
dirhams et au profit de la société (A.D) Maroc la somme de 28.175,00
dirhams, avec les intérêts légaux de la date de la demande ; arrêt attaqué par la défenderesse, la société (I.I), par trois moyens.
En ce qui concerne les moyens réunis.
Attendu que la pourvoyeuse reproche à l'arrêt la violation du droit interne et des articles 228 et 921 du D.O.C. et des articles 1 et 2 de la loi 96/5 et 27
de la loi 95/17,
et le défaut de base légale équivalant à son absence, en soutenant que la Cour " a motivé sa décision en disant qu'en examinant les documents du dossier et ses pièces, notamment le contrat daté du 30/01/2013
signé par (K.M) en sa qualité de représentant de la société (I.I), il apparaît que ce dernier, en ladite qualité, a chargé les intimés d'exécuter une mission "… d'études, d'ingénierie et de décoration intérieure de l'ensemble des bâtiments du projet", alors que le contrat invoqué, s'il est signé par (K.M), ne comprend pas parmi ses parties la requérante, la société (I.I), étant donné que le "groupe (I.G.K.S)" est le cocontractant des intimés, laquelle est une société étrangère constituée entre un groupe d'associés parmi lesquels (K.M) ; et qu'ainsi, ce dernier, même s'il a signé le contrat litigieux, il n'en résulte pas la confusion des patrimoines entre les deux sociétés et l'une ne supporte pas les obligations de l'autre résultant de contrats valablement conclus avec des tiers, selon l'article 228
De l'article 230 du code des obligations et des contrats, disposant que "les obligations contractuelles créées valablement tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites. Elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ou dans les cas prévus par la loi." Or, en l'espèce, il s'agissait de prouver la qualité de la requérante. La cour, qui a constaté au vu du dossier que le contrat daté du 30/01/2013 a été signé par M.K en sa qualité de représentant légal de la société I.I, ainsi qu'il ressort pour elle de l'extrait "C" produit, et qu'en cette qualité il a chargé les défendeurs d'exécuter des travaux relatifs à la réhabilitation du palais de Guinée Conakry, et a réglé une partie du montant de deux factures datées des 31/01/2013 et 11/03/2013.
Porteuses du cachet de la requérante attestant de l'acceptation, au moyen de deux chèques tirés sur cette dernière, en plus du paiement des salaires des ouvriers et des autres intervenants sur le chantier, et il a également été établi pour elle que le panneau publicitaire indique que la requérante est la maître d'ouvrage, et que la société (I.G.) a été constituée le 04/07/2013, soit après la conclusion de la convention susmentionnée, a infirmé le jugement de première instance en ce qu'il a statué sur l'irrecevabilité de la demande, et a statué à nouveau sur la forme par la recevabilité de la demande, et au fond par l'ordonnance du paiement, considérant – et à juste titre – que la requérante est partie principale au contrat objet du litige en cause, dont les termes sont explicites quant à l'existence d'une relation contractuelle commerciale entre elles, étayée en cela par les factures signées par le représentant légal de la requérante, et non contestées quant à leurs montants, lesquelles constituent l'un des moyens de preuve usités en matière commerciale selon l'article 417 du (D.O.C.) qui considère "les factures acceptées" comme un écrit probant. Ainsi, le tribunal a utilisé son pouvoir d'interprétation des contrats et documents sans en dénaturer la teneur, appliquant à cet égard les dispositions pertinentes de l'article précité, qui consacre le principe du contrat-loi des parties, et sa démarche susmentionnée l'a dispensé de discuter ce qui a été soulevé concernant la violation des articles 1 et 2 de la loi sur les sociétés n° 5-96 et de l'article 27 de la loi sur les sociétés anonymes n° 17-95, dès lors que la société (G.S.) n'est pas partie au contrat et n'est pas concernée par celui-ci. Quant à ce qu'a mentionné le tribunal concernant l'article 920 du (D.O.C.) relatif à la conclusion du contrat par le mandataire en son nom personnel, il s'agit d'un simple excès, la décision pouvant s'en passer, celle-ci étant non entachée de violation d'aucune disposition et étant suffisamment motivée, et les moyens sont infondés.
Pour ces motifs, la Cour de cassation a statué par le rejet du pourvoi et la mise des dépens à la charge de la requérante.
C'est ainsi qu'a été rendu l'arrêt, prononcé en audience publique tenue à la date susmentionnée dans la salle des audiences ordinaires de la Cour de cassation à Rabat, la formation de jugement étant composée du président de chambre, M. Abdellah Hanine, président, et des conseillers MM. Bouchâib Moutaâbad, rapporteur, et Saâd Farahaoui, Mohamed El Kadiri, Khadija Idrissi El Azouzi, membres, en présence du procureur général, M. Rachid Benani, et avec l'assistance de la greffière, Mme Mounia Zaidoun.
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قرار محكمة النقض رقم 330 / 1 الصادر بتاريخ22يونيو2017
في امللف التجاري رقم900 / 3 / 1 / 2015
شركة تجارية– عقد إنجاز الدراسات الهندسية والديكور– مديونية – دعوى األداء– سلطة املحكمة.
باسـم جاللـة امللـك وطبقا للقانون بناء على مقال النقض املودع بتاريخ16 / 06 / 2015
من طرف الطالبة املذكورة بواسطة نائبها األستاذ )(م.ب والرامي إلى نقض قرار محكمة االستئناف التجارية بالدار البيضاء رقم592
الصادر بتاريخ 29 / 01 / 2015
في امللف عدد2854 / 8202 / 2014 .
وبناء على األوراق األخرى املدلى بها في امللف.
وبناء على قانون املسطرة املدنية املؤرخ في28
شتنبر1974 .
وبناء على األمر بالتخلي واإلبالغ الصادر في01 / 06 / 2017 .
وبناء على اإلعالم بتعيين القضية في الجلسة العلنية املنعقدة بتاريخ22 / 06 / 2017 .
وبناء على املناداة على الطرفين ومن ينوب عنهما وعدم حضورهم.
وبعد تالوة التقرير من طرف املستشار املقرر السيد بوشعيب متعبد واالستماع إلى مالحظات املحامي العام السيد رشيد بناني.
.وبعد املداولة طبقا للقانون
بناء على قرار السيد رئيس الغرفة بعدم إجراء بحث في القضية طبقا ملقتضيات الفصل363
من )(ق.م.م.
،حيث يستفاد من مستندات امللف ومن القرار املطعون فيه أنه بتاريخ19 / 09 / 2013
تقدم املطلوبون شركة)(أ.د املغرب و)(و.ب.ب بمقال لتجارية الدار البيضاء، عرضوا فيه أنهم أبرموا عقدا مؤرخا في30 / 01 / 2013
مع الطالبة شركة)(إ.إ في شخص ممثلها القانوني)(ك.م ، من أجل القيام بمهمة الدراسات الهندسية والديكور الداخلي لبنايات مشروع إعادة تجديد قصر األمم بغينيا كوناكري، ذاكرين أنهم أنجزوا 2
جميع األشغال املتفق عليها حسب محاضر مكتب التوجيه والتنسيق)(أ.ط املغرب املشرف على األشغال غير أن املدعى عليها لم تمكنهم من باقي استحقاقاتهم رغم رسالة اإلنذار املؤرخة في27 / 08 / 2013 ، ملتمسين الحكم عليها بأدائها لفائدة)(ج.ب.ب مبلغ891.587,50 درهما، و)(ل.س مبلغ918.106,25
دراهم ولشركة)(أ.د املغرب مبلغ28.175,00
درهما، مع الفوائد القانونية من تاريخ الطلب إلى غاية يوم األداء الفعلي، وفسخ العقد املؤرخ في30 / 01 / 2013 ، وبعد الجواب، قضت املحكمة التجارية بعدم قبول الطلب النعدام الصفة، ألغته محكمة االستئناف التجارية، وقضت من جديد في الشكل بقبول الطلب، وفي املوضوع بأداء املدعى عليها شركة)(إ.إ لفائدة)(ج.ب.ب مبلغ891.587,50
درهما، و)(ل.س مبلغ 918.106,25
دراهم ولشركة )(أ.د املغرب مبلغ28.175,00
درهما، مع الفوائد القانونية من تاريخ الطلب وهو القرار املطعون فيه من لدن املدعى عليها شركة)(إ.إ بثالث وسائل .
في شأن الوسائل مجتمعة.
حيث تنعى الطاعنة على القرار خرق القانون الداخلي والفصلين228 و921 من ق. .ل.ع واملواد1 و2 من القانون96 /5 و27
من القانون95 / 17
،وسوء التعليل املعد بمثابة انعدامه بدعوى أن املحكمة " عللته بقولها أنه بمراجعة وثائق امللف ومستنداته خصوصا العقد املؤرخ في30 / 01 / 2013
املوقع عليه من طرف )(ك.م بصفته ممثال لشركة)(إ.إ ، يتبين أن هذا األخير وبالصفة املذكورة كلف الطاعنين للقيام بمهمة "…. الدراسات والهندسة والديكور الداخلي لكافة بنايات املشروع ، والحال أن العقد املعتمد عليه، ولئن كان موقعا من طرف ،)(ك.م فإنه ال يشمل بين أطرافه الطالبة شركة)(إ.إ ، باعتبار أن "مجموعة)(إ.غ.ك.س " هي املتعاقدة مع املطلوبين، التي تعد شركة أجنبية مؤسسة بين مجموعة من الشركاء من بينهم)(ك.م وبذلك فإن هذا األخير، ولئن وقع على العقد موضوع النزاع ،فال يترتب عنه اتحاد الذمة بين الشركتين و ال تتحمل إحداهما التزامات األخرى الناتجة عن عقود صحيحة مبرمة مع الغير، حسب الفصل228
من )(ق.ل.ع ، الناص على أن "االلتزامات ال تلزم إال من كان طرفا في العقد، فهي ال تضر الغير وال تنفعهم إال في الحاالت املذكورة في القانو."ن كما اعتبرت املحكمة مسؤولية الطالبة قائمة في العقد املوقع من طرف ،)(ك.م لكون هذا األخير هو املسير القانوني للطالبة ،في حين أنه وقع العقد املذكور بصفته مسيرا للشركة األجنبية التي لها شخصيتها املعنوية املستقلة حسب املادة2 من القانون96 /6 التي جاء فيها "ال تكتسب الشخصية املعنوية إال من تاريخ تقييد الشركة في السجل التجاري." كذلك أورد القرار في تعليله "بأنه يبقى ما تمسكت به املستأنف عليها من كونها أجنبية عن النزاع وشركة)(إ غينيا هي املعنية مردودا عليها ، لكون شركة)(إ غينيا لم يتم تأسيسها إال بتاريخ04 / 07 / 2013
أي بعد حصول االتفاق بين طرفي النزاع كما هو ثابت من نموذج "ج" املتعلق بشركة )(إ "….
، والحال أن االستدالل بالنموذج "ج" املتعلق بشركة)(إ.إ غير مجد ، طاملا أن الطالبة أسست مند سنة2003
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واملستخرج الواجب االستدالل به هو املتعلق بالشركة األجنبية التي تأسست بتاريخ04 / 07 / 2013
أي بعد التوقيع على العقد املؤرخ في30 / 01 / 2013 ، فضال عن أن تأسيس الشركة األجنبية بتاريخ الحق عن تاريخ إبرام العقد، ال يمنع من ترتيب اآلثار القانونية لهذا العقد على عاتق الشركة املؤسسة ال حقا، علما أن املشرع أجاز التعاقد باسم الشركة في طور التأسيس، ومكن الشركاء من إبرام العقود باسمها مع تحمل هذه األخيرة جميع آثارها حسب املادتين األولى من القانون96 /5 و27
القانون95 / 17 .
أيضا استند القرار إلى "أنه ، ولئن تمت مسايرة دفوع املستأنف عليها بكونها أجنبية عن العقد و شركة)(إ.إ غينيا هي املعنية ، فان توقيعها على الفاتورات بالقبول وأداءها األجور للطاعنين وباقي املتدخلين في الورش يجعلها املسؤول املباشر اتجاههم ولو أنها كانت تقوم باألداء بالنيابة عن صاحبة املشروع حسب الفصل920
من) (ق. ل. ع الذي يعتبر الوكيل ، الذي أ برم العقد باسمه الشخص ي وكسب الحقوق الناشئة عنه ،يظل ملتزما مباشرة اتجاه من تعاقد معهم كما ولو كانت الصفقة لحسابه "….
،والحال أنها (الطالبة ) لم تبرم أي عقد مع املطلوبين باسمها مباشرة وال باسم غيرها، وان العقد املستدل به امل ؤرخ في30 / 01 / 2013
أ برم مع شركة أجنبية تسمى "مجموعة)(إ.غ.ك.س" ، إضافة إلى أن الفصل921
من ذات القانون هو الواجب التطبيق، الناص على أن "الوكيل الذي يتعاقد بصفته وكيال وفي حدود وكالته ال يتحمل شخصيا " أي التزام تجاه من يتعاقد معهم ،باعتبار أن صاحب املشروع هو الشركة األجنبية "مجموعة)(إ.غ.ك.س " التي أبرمت عقود التزويد والخدمات مع املطلوبين وباقي املتدخلين في املشروع ، وفي هذا اإلطار أبرمت الطالبة بدورها مع الشركة املذكورة عقدا مؤرخا في15 / 01 / 2013 من أجل تزويدها بمجموعة أثاث ومعدات والنيابة عنها في التوصل بفواتير باقي املزودين وتسليمهم املبالغ املحولة إليهم من طرفها، واملحكمة ملا لم تراع مجمل ما ذكر، تكون قد خرقت املقتضيات القانونية اآلنفة الذكر وأساءت تعليل قرارها، مما يستوجب نقضه.
لكن، حيث أنه ملا كان الفصل230
من) (ق. ل. ع ينص على أن "االلتزامات التعاقدية املنشأة على وجه صحيح تقوم مقام القانون بالنسبة إلى منشئيها، وال يجوز إلغاؤها إال برضاهما معا أو في الحاالت املنصوص عليها في القانون"، وكان األمر في نازلة الحال يتعلق بإثبات صفة الطالبة ،فإن املحكمة التي ثبت لها من واقع امللف أن العقد املؤرخ في30 / 01 / 2013، وقعه )(م.ك بصفته املمثل القانوني لشركة )(إ.إ حسب الثابت لها من النموذج "ج" املدلى به، وبهذه الصفة كلف املطلوبين بإنجاز أشغال تتعلق بإعادة ترميم قصر غينيا كوناكري، وسدد جزءا من مبلغ فاتورتين مؤرختين في31 / 01 / 2013 و11 / 03 / 2013
حاملتين لخاتم الطالبة يفيد القبول، بواسطة شيكين مسحوبين عن هذه األخيرة، إضافة إلى أدائه أجور العمال وباقي املتدخلين في الورش، وثبت لها أيضا أن لوحة اإلشهار تفيد أنها ( الطالبة ) هي املكلفة بالبناء، وأن شركة )(إ غينيا تأسست بتاريخ 04 / 07 / 2013 ، أي بعد حصول االتفاق السالف الذكر، ألغت الحكم االبتدائي فيما قض ى به من عدم قبول الطلب، وقضت من جديد في الشكل بقبول الطلب، وفي املوضوع باألداء ومعتبرة-وعن صواب- منها أن الطالبة تعد طرفا أصيال في العقد موضوع نازلة الحال، الذي جاءت ألفاظه 4
صريحة بوجود عالقة تعاقدية تجارية بينهما، تزكيها في ذلك الفاتورات املوقعة من طرف املمثل القانوني للطالبة، وغير املتنازع بشأن مبالغها، والتي تعد إحدى وسائل اإلثبات املعمول بها في امليدان التجاري حسب الفصل417
من) (ق. ل. ع الذي اعتبر "الفواتير املقبولة" دليال كتابيا، فتكون بذلك (املحكمة) قد استعملت سلطتها في تفسير العقود واملستندات بما ال يخرج عن مدلول عباراتها، مطبقة في ذلك صحيح أحكام الفصل املنوه عنه أعاله، الذي يقرر قاعدة العقد شريعة املتعاقدين، ومنهجها املذكور أغناها عن مناقشة ما أثير بخصوص خرق املواد1 و2 من قانون ال شركات رقم5/ 96 و27
من قانون شركات املساهمة رقم17 / 95 ، طاملا أن شركة مجموعة إتقان غينيا)(ك سيرفيس ليست طرفا في العقد و ال معنية به، أما بخصوص ما أوردته املحكمة بشأن الفصل920
من)(ق. ل. ع املتعلق بإبرام الوكيل العقد باسمه الشخص ي، فهو مجرد تزيد يستقيم القرار بدونه، الذي أتى غير خارق ألي مقتض ى ومعلال تعليال سليما والوسائل على غير أساس .
لهـذه األسبـاب قضت محكمة النقض برفض الطلب وتحميل الطالبة املصاريف .
وبه صدر القرار وتلي بالجلسة العلنية املنعقدة بالتاريخ املذكور أعاله بقاعة الجلسات االعتيادية ،بمحكمة النقــض بالربــاط وكانت الهيئة الحاكمة متركبة من رئيس الغرفة السيد عبد اإلله حنين رئيسا واملستشارين السادة: بوشعيب متعبد مقررا وسعاد الفرحاوي ومحمد القادري وخديجة اإلدريس ي العزوزي أعضاء وبمحضر املحامي العام السيد رشيد بناني وبمساعدة كاتبة الضبط السيدة مونية زيدون.