Tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne, le 13 novembre 2025, n°2025001325

Le Tribunal de commerce de Châlons-en-Champagne, statuant le 13 novembre 2025, a examiné un litige entre un fournisseur et son client professionnel. Le fournisseur réclamait le paiement de factures impayées pour des équipements automobiles. Après une procédure contradictoire où seule la partie demanderesse a comparu, le tribunal a fait droit à l’ensemble des demandes. Il a condamné le client défaillant au paiement du principal, des intérêts, d’une indemnité forfaitaire et des frais irrépétibles.

La sanction du défaut de comparution et l’admission des demandes

Le rejet des moyens de la partie absente et la recevabilité des prétentions.
En l’absence de toute défense de la part du débiteur, le tribunal a appliqué l’article 472 du code de procédure civile. Il statue sur le fond en se fondant sur les seuls éléments fournis par le créancier. Le juge vérifie néanmoins le bien-fondé des demandes présentées. La régularité de la procédure et l’intérêt à agir du demandeur sont ainsi constatés sans difficulté.

La consécration du principe de l’effet obligatoire du contrat.
Le tribunal rappelle les articles 1103 et 1104 du code civil concernant la force obligatoire des conventions. L’exécution de bonne foi est un principe d’ordre public. La preuve de la créance est apportée par les factures et les relances restées sans réponse. L’absence de contestation du débiteur renforce la position du créancier. La condamnation au principal et aux intérêts légaux en découle logiquement.

La mise en œuvre des mécanismes indemnitaires forfaitaires

L’octroi de l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement.
Le tribunal applique strictement l’article L. 441-10 du code de commerce. Il accorde l’indemnité forfaitaire de 1240 euros prévue par la loi. Cette somme est due dès lors que le paiement intervient après la date d’échéance de la facture. La jurisprudence rappelle que « Les pénalités de retard sont exigibles sans qu’un rappel soit nécessaire » (Cour d’appel, le 12 mars 2025, n°24/00104). Cette disposition vise à compenser les frais engagés par le créancier.

La condamnation aux frais irrépétibles et la charge des dépens.
Sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, le tribunal alloue une somme de 2400 euros. Cette indemnité couvre les frais non compris dans les dépens engagés pour la défense. La partie succombante supporte également l’intégralité des dépens de l’instance. Le principe de l’exécution provisoire est enfin rappelé comme étant de droit. Cette décision assure une protection efficace du créancier dans ses démarches contentieuses.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture