Cour de cassation du Maroc, chambre commerciale, 14 avril 2021, n° 2021/241

Cour de cassation du Royaume du Maroc
Chambre commerciale
Arrêt n° 2021/241 du 14 avril 2021 — Dossier n° 2021/1/3/220
Version française
النسخة العربية

Arrêt n° 241

Rendu le 14 avril 2021

Dans le dossier commercial n° 220/2021/1/3

Demande de sursis à exécution – Ses justifications.

La disposition légale qui conférait à la Cour de cassation le pouvoir d'ordonner le sursis à exécution des décisions, à savoir le dernier alinéa de l'article 361 du code de procédure civile, a été abrogée par le dahir du 10 septembre 1993. Par conséquent, la Cour de cassation n'est plus compétente pour ordonner le sursis à exécution des décisions en attendant qu'elle statue sur le pourvoi, ce qui impose de déclarer la demande irrecevable.

Au nom de Sa Majesté le Roi et conformément à la loi

Irrecevabilité de la demande

Vu la requête déposée le 08/02/2020 par le requérant susnommé par l'intermédiaire de son mandataire Maître (M.Kh), visant à obtenir le sursis à exécution de l'arrêt n° 317 rendu le 13/02/2020 dans le dossier n° 1765/2019/8202 par la Cour d'appel commerciale de Marrakech, en attendant que la Cour de cassation statue sur le pourvoi formé contre ledit arrêt ;

Royaume du Maroc

Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire

Cour de Cassation

Et vu le code de procédure civile daté du 28 septembre 1974 tel que modifié et complété ;

Et vu l'ordonnance de dessaisissement et de transmission rendue le 11/03/2021 ;

Et vu l'avis de fixation à l'audience publique tenue le 14/04/2021 ;

Par

Et vu l'appel des parties et de leurs représentants et leur absence ;

Et après lecture du rapport par le conseiller rapporteur Monsieur Hicham El Aboudi et audition des observations de Monsieur le procureur général Rachid Benani ;

Et après délibéré conformément à la loi.

Mais, attendu que la disposition légale qui conférait à la Cour de cassation le pouvoir d'ordonner le sursis à exécution des décisions, à savoir le dernier alinéa de l'article 361 du code de procédure civile, a été abrogée par le dahir du 10 septembre 1993, et que par conséquent la Cour de cassation n'est plus compétente pour ordonner le sursis à exécution des décisions en attendant qu'elle statue sur le pourvoi, ce qui impose de déclarer la demande irrecevable.

1

— Page suivante —

Pour ces motifs

La Cour de cassation a statué l'irrecevabilité de la demande et a mis les dépens à la charge du requérant.

Et c'est ainsi qu'a été rendu l'arrêt et prononcé à l'audience publique tenue à la date susmentionnée dans la salle des audiences ordinaires de la Cour de cassation à Rabat. La formation de jugement était composée de Monsieur le président de chambre Saïd Saadaoui, président, et des conseillers Messieurs Hicham El Aboudi, rapporteur, Mohamed El Kadiri, Mohamed Karam et Mohamed Ramzi, membres, en présence de Monsieur le procureur général Rachid Benani et avec l'assistance de Monsieur le greffier Nabil El Qabli.

Royaume du Maroc

Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire

Cour de Cassation

2

Traduction automatique fournie à titre indicatif. Seul le texte original en arabe fait foi.
Source : Portail officiel de la jurisprudence — CSPJ

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture