Tribunal judiciaire de Paris, le 5 novembre 2025, n°2025021201

Le Tribunal judiciaire de Paris, par jugement du 5 novembre 2025, se prononce sur une demande de liquidation judiciaire. La société débitrice déclare un passif exigible de 10 891,42 euros face à un actif disponible inexistant. Le tribunal constate l’état de cessation des paiements et ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. Il fixe la date de cessation des paiements au 30 juin 2025 et organise les modalités de la procédure.

La caractérisation certaine de l’état de cessation des paiements

La qualification retenue par le juge repose sur une appréciation stricte des éléments légaux. Le tribunal relève que la société « est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible ». Cette formulation reprend textuellement la définition légale de la cessation des paiements. La décision s’appuie sur les déclarations du débiteur et les pièces versées aux débats pour établir ce constat. Elle écarte ainsi toute possibilité de redressement et justifie l’ouverture d’une procédure collective.

La fixation précise de la date de cessation des paiements

Le juge détermine avec exactitude le point de départ de l’insolvabilité. Il retient la date du 30 juin 2025 car c’est à ce moment que la société « a déclaré ne pas pouvoir faire face à son passif exigible avec son actif disponible ». Cette date est cruciale pour le calcul de la période suspecte. Elle est établie de manière certaine par les éléments du dossier, sans laisser place à la présomption. Cette rigueur garantit la sécurité juridique pour l’ensemble des créanciers concernés par la procédure.

L’application systématique du régime de la procédure simplifiée

Le tribunal opère une qualification automatique déclenchant un régime dérogatoire. Il constate que l’actif ne comprend pas de biens immobiliers et que les seuils d’effectifs et de chiffre d’affaires sont respectés. Il applique donc « la procédure simplifiée prévue à l’article L. 644-1 du code de commerce ». Ce régime accéléré implique des délais raccourcis pour la clôture de la liquidation. Il témoigne d’une volonté d’efficacité et de proportionnalité dans le traitement des petites défaillances d’entreprises.

Les conséquences pratiques sur l’organisation de la procédure

La décision organise de manière détaillée les étapes de la liquidation simplifiée. Elle désigne les auxiliaires de justice et fixe des délais stricts, comme un dépôt d’inventaire sous quinze jours. Elle prévoit une clôture au plus tard six mois après l’ouverture. L’ancien dirigeant demeure en fonction pour certains actes, avec obligation de déclarer son changement d’adresse. Cette organisation cadencée vise à une réalisation rapide et ordonnée de l’actif au bénéfice des créanciers.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture