Tribunal judiciaire de Saint-Étienne, le 18 novembre 2025, n°2025F01653

Le tribunal judiciaire de Saint-Étienne, statuant le 18 novembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. La société est en cessation des paiements depuis le 13 novembre 2025 et son redressement est impossible. La décision précise les modalités pratiques de la procédure et fixe une date de clôture anticipée.

La qualification des conditions d’ouverture de la procédure

La constatation de l’état de cessation des paiements. Le tribunal fonde sa décision sur l’impossibilité de redressement et l’état de cessation des paiements. Cet état est établi par les informations recueillies en chambre du conseil et les pièces produites. La décision ne détaille pas les éléments constitutifs de cet état mais l’apprécie souverainement. La portée est classique, rappelant que le juge dispose d’un pouvoir d’appréciation pour constater cette situation. « L’état de cessation des paiements se définit par l’impossibilité pour un débiteur de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Cour d’appel, le 3 avril 2025, n°24/05603). Cette définition jurisprudentielle guide l’analyse du tribunal sans être explicitement citée.

Le choix de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée. Le tribunal retient la procédure simplifiée en raison de l’absence de bien immobilier dans l’actif. Il se fonde aussi sur le fait que l’entreprise est en dessous des seuils légaux prévus par décret. Ce choix entraîne l’application d’un régime dérogatoire plus rapide et allégé. La valeur de cette décision réside dans l’application stricte des critères légaux objectifs. Elle évite ainsi la complexité d’une liquidation ordinaire non justifiée par la situation patrimoniale.

L’encadrement des modalités procédurales spécifiques

La fixation d’un calendrier impératif pour la réalisation de l’actif. Le jugement impose la vente des biens mobiliers dans un délai de quatre mois. Il prévoit ensuite une vente aux enchères publiques pour les biens subsistants. Ce calendrier strict est caractéristique de la liquidation simplifiée. Sa portée est d’assurer une célérité particulière dans le traitement du dossier. Il vise à limiter la durée de la procédure et les coûts qui en découlent pour la masse des créanciers.

La détermination d’une date de clôture prédéfinie. Le tribunal fixe d’office la clôture de la procédure au 18 novembre 2026. Cette date est annoncée dans le dispositif même du jugement d’ouverture. La valeur de cette mesure est d’offrir une vision claire et certaine de la fin de la procédure. Elle correspond à l’esprit de célérité de la procédure simplifiée. « Le tribunal prononce la clôture de la liquidation judiciaire au plus tard dans le délai de six mois » (Cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion, le 30 avril 2025, n°24/00701). Le délai d’un an ici retenu semble adapté aux besoins de la procédure tout en respectant le cadre légal.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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