Tribunal judiciaire de Paris, le 25 novembre 2025, n°2024070229

Le tribunal judiciaire de Paris, statuant le 25 novembre 2025, est saisi d’un litige entre une entreprise de travaux publics et un établissement bancaire. Suite à l’accord des parties, il désigne une médiatrice et organise la procédure. La décision illustre l’encadrement juridique de la médiation judiciaire et ses effets sur la procédure contentieuse.

La désignation encadrée du médiateur

Le juge valide le choix consensuel d’un tiers. La juridiction retient une médiatrice expérimentée sous l’égide d’un centre agréé. « Le tribunal désignera en conséquence Mme [S] [O] pour une mission de médiation d’une durée initiale de 3 mois renouvelable pour une durée de 3 mois » (Motifs). Cette désignation formelle intègre la médiation dans le processus judiciaire. Elle assure la sécurité juridique et la qualité de l’intervention du tiers.

Le tribunal fixe les conditions financières de la mission. Il impose une provision pour honoraires à parts égales. « Fixe à 5 000 € HT l’avance sur honoraires du médiateur qui sera versée par parts égales » (Motifs). Cette avance garantit le sérieux de l’engagement des parties. Elle sécurise la rémunération du médiateur et évite les manœuvres dilatoires.

L’organisation procédurale de la médiation

La décision définit précisément le cadre et l’objet de la mission. Le médiateur doit confronter les points de vue et rechercher un accord. « à la confrontation des points de vue respectifs de ces mêmes parties et, au besoin, à la négociation d’un protocole d’accord » (Motifs). Ce cadre légal guide l’action du médiateur vers une solution amiable. Il évite toute dérive vers une forme d’arbitrage ou de consultation.

La décision organise les effets de la médiation sur la procédure. Le juge sursoit à statuer et fixe une audience ultérieure. « Dit qu’il est sursis à statuer sur toutes les demandes des parties et renvoie la cause et les parties à l’audience » (Motifs). Cette suspension encourage les parties à s’investir pleinement dans la recherche d’accord. Elle montre la volonté du juge de laisser une chance à l’apaisement du litige.

Cette ordonnance de médiation incarne la modernisation de la résolution des conflits. Elle combine l’autonomie des parties et le contrôle du juge. La procédure reste sous la maîtrise de la juridiction qui en garantit le bon déroulement. Cette décision promeut une justice plus collaborative et efficace pour les litiges complexes.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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