Tribunal judiciaire de Lorient, le 29 septembre 2025, n°2025F01663

Le tribunal judiciaire de Lorient, statuant le 29 septembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société. La décision constate l’état de cessation des paiements du débiteur et l’impossibilité manifeste de son redressement. Elle relève également que les seuils légaux pour une procédure simplifiée sont réunis, justifiant ainsi le prononcé de cette mesure.

Les conditions d’ouverture de la liquidation judiciaire

Le constat de la cessation des paiements et de l’impossibilité de redressement

Le tribunal fonde sa décision sur le double constat tiré des débats et des pièces. Il retient que la société est en état de cessation des paiements et que tout redressement apparaît manifestement impossible. Ce constat constitue le fondement légal indispensable à l’ouverture de toute liquidation judiciaire. « Selon l’article L.640-1 du code de commerce, il est institué une procédure de liquidation judiciaire ouverte à tout débiteur mentionné à l’article L.640-2 en cessation des paiements et dont le redressement est manifestement impossible. » (Cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion, le 30 avril 2025, n°24/00701) La motivation, bien que concise, est individualisée et répond aux exigences légales.

La qualification pour le régime de la liquidation simplifiée

La décision vérifie ensuite les critères d’application du régime simplifié. Elle note l’absence de bien immobilier dans l’actif du débiteur. Elle relève aussi que le nombre de salariés et le chiffre d’affaires sont inférieurs aux seuils légaux. Ce double constat objectif permet d’appliquer la procédure accélérée prévue par l’article D. 641-10 du code de commerce. La portée de ce choix est pratique, visant une célérité et une économie de moyens dans le traitement du dossier.

Les modalités d’exécution de la procédure

Le cadre procédural et les délais imposés

Le jugement organise précisément le déroulement de la liquidation en fixant des délais stricts. Il impose le dépôt de l’inventaire dans un mois et la vente des biens mobiliers dans un délai de quatre mois. Le liquidateur doit aussi déposer la liste des créances avec ses propositions dans un délai de huit mois. Ces échéances contraignantes visent à garantir une réalisation rapide de l’actif. Elles incarnent l’esprit de célérité propre à la procédure simplifiée.

Les acteurs désignés et leurs obligations respectives

La décision nomme les organes de la procédure, dont un liquidateur judiciaire et un commissaire-priseur. Elle impose également des obligations spécifiques au débiteur et aux salariés. Le débiteur doit remettre la liste de ses créanciers sous huit jours. Les salariés sont invités à désigner un représentant. Cette organisation assure un encadrement juridique strict du processus de liquidation. Elle garantit le respect des droits des différentes parties tout en poursuivant l’objectif de clôture rapide de la procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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