Tribunal judiciaire de commerce de Toulouse, le 3 octobre 2024, n°2025015725

Le tribunal judiciaire, statuant en premier ressort, a rendu un jugement le 3 octobre 2024 ouvrant une liquidation judiciaire. Le liquidateur a indiqué que les opérations n’étaient pas terminées, des recouvrements étant en cours. Le tribunal a donc été saisi d’une demande de prorogation du délai pour examiner la clôture. Il a fait droit à cette demande en prorogeant le délai jusqu’au 3 octobre 2026, sur le fondement de l’article L. 643-9 du code de commerce.

Le cadre légal de la prorogation

Le texte applicable impose au tribunal de fixer initialement un délai pour l’examen de la clôture. Le jugement commenté s’inscrit dans l’application stricte de l’article L. 643-9 du code de commerce. Le tribunal motive sa décision par la nécessité liée à la poursuite des opérations de liquidation. Cette motivation est essentielle pour justifier légalement la prorogation décidée.

La jurisprudence rappelle que « dans le jugement qui ouvre ou prononce la liquidation judiciaire, le tribunal fixe le délai au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée » (Cour d’appel de Toulouse, le 18 février 2025, n°24/00690). Le présent jugement applique directement la suite de ce dispositif. Il illustre le pouvoir du juge de moduler les délais en fonction de l’état d’avancement concret de la liquidation.

Les implications pratiques de la décision

La prorogation accordée est d’une durée importante, s’étendant sur deux années supplémentaires. Cette durée témoigne des difficultés persistantes dans la réalisation de l’actif de la procédure. Le tribunal valide ainsi les diligences du liquidateur et lui accorde le temps nécessaire pour finaliser sa mission, notamment pour les recouvrements en cours.

La décision assure la continuité et l’encadrement juridique de la procédure collective. Elle évite une clôture prématurée qui serait préjudiciable à la bonne fin des opérations. En passant les dépens par frais privilégiés, le tribunal garantit également la priorité de ces créances sur l’actif. Cette mesure préserve l’efficacité de la procédure au bénéfice de l’ensemble des parties concernées.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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