Tribunal judiciaire de commerce de Bernay, le 13 novembre 2025, n°2025F00282

Le tribunal judiciaire, statuant en matière commerciale, rend un jugement ouvrant une liquidation judiciaire. Il constate l’existence d’une créance certaine, liquide et exigible à l’encontre d’une société. La juridiction retient que cette dernière est en état de cessation des paiements sans perspective de redressement. Elle ouvre donc la procédure de liquidation judiciaire et en fixe les modalités pratiques d’organisation.

La caractérisation rigoureuse de la cessation des paiements

La décision procède à une application stricte des conditions légales. Le tribunal constate d’abord l’existence d’une créance certaine, liquide et exigible invoquée par un créancier. Cette première étape est essentielle pour fonder la demande d’ouverture d’une procédure collective. Elle vérifie ensuite l’état de cessation des paiements du débiteur.

La cour définit cet état comme « l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible ». Cette définition textuelle est conforme à l’article L. 631-1 du code de commerce. Elle écarte toute appréciation subjective pour se fonder sur une réalité comptable. La portée de cette analyse est de garantir une application objective du droit des entreprises en difficulté.

L’appréciation de l’absence de perspectives de redressement

Le tribunal examine ensuite la possibilité d’une autre procédure que la liquidation. Il relève qu’ « aucune perspective de redressement ou de cession n’existe » pour la société débitrice. Cette constatation est déterminante pour le choix de la procédure applicable. Elle justifie le passage direct à la liquidation judiciaire.

La solution retenue est l’ouverture d’une procédure de liquidation judiciaire. Le jugement en précise les conséquences pratiques immédiates. Il désigne les organes de la procédure et fixe des délais stricts pour son déroulement. La valeur de cette décision réside dans sa clarté et son exécution provisoire immédiate pour protéger les intérêts en présence.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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