Tribunal de commerce de Valenciennes, le 3 novembre 2025, n°2025005334

Le Tribunal de commerce de Valenciennes, le 3 novembre 2025, statue sur une requête en liquidation judiciaire simplifiée. Le liquidateur sollicite la prorogation du délai de clôture et le retour au régime général. Le tribunal accueille la demande en appliquant les articles L.643-9 et L.644-6 du code de commerce. Il ordonne la fin de la procédure simplifiée et proroge le délai d’examen.

La décision de mettre fin au régime simplifié

Le fondement légal du retour au droit commun
Le tribunal motive sa décision par l’impossibilité de clore la procédure dans les délais stricts. Il invoque expressément l’article L.644-6 du code de commerce. « A tout moment, le tribunal peut décider, par jugement spécialement motivé, de ne plus faire application des dérogations prévues au présent chapitre » (L.644-6 du code de commerce). Cette citation constitue le socle légal de la décision rendue.

La portée d’une décision spécialement motivée
Cette disposition offre une grande souplesse au juge pour adapter la procédure aux complexités du dossier. La motivation exigée par la loi garantit le contrôle de l’exercice de ce pouvoir. Une jurisprudence récente confirme cette interprétation. « L’article L.644-6 du code de commerce prévoit qu’à tout moment, le tribunal peut décider, par un jugement spécialement motivé de ne plus faire application des dérogations prévues au présent chapitre » (Cour d’appel de appel de Saint-Denis de la Réunion, le 30 avril 2025, n°24/00700). Le jugement commenté s’inscrit dans cette logique.

La prorogation du délai d’examen de la clôture

Le cadre légal de la prorogation
Le tribunal combine le retour au régime général avec une prorogation du délai. Il se fonde également sur l’article L.643-9 du code de commerce. La requête du liquidateur démontre l’insuffisance des délais tant simplifiés qu’ordinaires. Le juge-commissaire appuie cette analyse dans son rapport préalable. La décision illustre ainsi la complémentarité des outils procéduraux.

Les implications pratiques de la prorogation
La prorogation jusqu’au 2 décembre 2026 offre une perspective réaliste pour finaliser la liquidation. Elle permet d’engager ou de poursuivre les actions nécessaires dans un cadre adapté. Cette solution préserve les droits des créanciers tout en tenant compte des réalités du dossier. Le tribunal utilise son pouvoir d’appréciation pour trouver un équilibre procédural. La décision assure ainsi une administration efficace de l’insolvabilité.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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