Tribunal de commerce de Roanne, le 12 novembre 2025, n°2025P00093

Le tribunal de commerce de Roanne, le 12 novembre 2025, prononce l’ouverture d’une liquidation judiciaire simplifiée. La société requérante, en cessation des paiements, ne peut être redressée. Le tribunal retient la date déclarée de cessation et applique le régime simplifié en raison de la modestie du patrimoine.

Les conditions légales de l’ouverture de la procédure

Le tribunal vérifie scrupuleusement les critères d’ouverture prévus par la loi. Il constate que la société exerce une activité commerciale et se trouve en état de cessation des paiements. « la SAS F.L ENGINEERING est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Le redressement est jugé manifestement impossible au vu des éléments fournis. Cette analyse respecte strictement les textes applicables aux procédures collectives.

La liquidation judiciaire est ainsi ouverte conformément à l’article L. 640-1 du code de commerce. « Il est institué devant le tribunal de commerce une procédure de liquidation judiciaire à l’égard de toute personne exerçant une activité commerciale ou artisanale en cessation des paiements et dont le redressement est manifestement impossible » (Motifs). Cette condition est essentielle et rappelée par la jurisprudence. « La procédure de liquidation judiciaire est ouverte à tout débiteur commerçant en cessation des paiements et dont le redressement est manifestement impossible » (Cour d’appel de Rennes, le 29 avril 2025, n°24/05436). Le tribunal fonde donc sa décision sur une appréciation légale des faits.

Les modalités pratiques de la liquidation simplifiée

Le tribunal détermine les règles procédurales applicables et organise le déroulement futur. Il retient le régime de la liquidation judiciaire simplifiée après un examen des seuils. L’actif ne comprend aucun bien immobilier et l’entreprise est en dessous des seuils légaux. Cette qualification entraîne une procédure accélérée et allégée, adaptée aux petites structures.

Les conséquences pratiques sont immédiatement mises en œuvre par le jugement. Un liquidateur judiciaire et un commissaire aux inventaires sont désignés. Le dirigeant est invité à coopérer sous peine de sanctions commerciales. Une date de clôture impérative est fixée au 12 mai 2026. « la clôture de la procédure devra intervenir au plus tard le 12 Mai 2026, conformément à l’article L.644-5 du code de commerce » (Motifs). Cette temporalité stricte est caractéristique du régime simplifié. Elle vise une réalisation rapide de l’actif pour les créanciers.

Ce jugement illustre l’application rigoureuse des conditions de la liquidation judiciaire. Il montre aussi l’adaptation procédurale par le recours au régime simplifié. Cette décision permet une liquidation efficace pour les petites entreprises en faillite.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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