Tribunal de commerce de Orléans, le 5 novembre 2025, n°2025005712

Le Tribunal de commerce d’Orléans, par jugement du 5 novembre 2025, ouvre une procédure de redressement judiciaire. La société requérante, en cessation des paiements, a sollicité cette ouverture. Le tribunal constate l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. Il ouvre la procédure et fixe une période d’observation de six mois. La décision organise les modalités pratiques de la procédure collective et désigne ses organes.

La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal fonde son jugement sur le constat de la cessation des paiements. Il relève que la société n’est pas en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Cette condition légale est ainsi strictement vérifiée en l’espèce. La date de cessation est fixée rétroactivement au premier octobre 2025.

La définition légale de cet état est rappelée par une jurisprudence récente. « L’article L631-1 du Code de commerce conditionne l’ouverture de la procédure collective au constat de l’état de cessation des paiements défini comme l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible. » (Cour d’appel de Toulouse, le 28 janvier 2025, n°24/01619) Le tribunal applique donc scrupuleusement ce critère objectif. La demande du débiteur et l’avis favorable du ministère public confortent cette analyse.

L’organisation immédiate de la procédure de redressement

Le tribunal met en place le cadre juridique destiné à sauvegarder l’activité. Il ouvre une procédure de redressement judiciaire et fixe une période d’observation. Cette période de six mois doit permettre d’établir un bilan économique et social. Des propositions de continuation ou de cession seront formulées durant ce délai.

Le jugement procède aux nominations nécessaires au fonctionnement de la procédure. Il désigne un juge-commissaire, un administrateur judiciaire et un mandataire judiciaire. L’administrateur est chargé d’assister le débiteur dans la gestion de l’entreprise. Le tribunal autorise le maintien d’un seul compte bancaire et la rémunération du dirigeant. Il ordonne également la réalisation d’un inventaire des biens dans un délai contraint.

La portée de la décision réside dans sa dimension prospective et organisatrice. Le tribunal renvoie l’affaire à une audience ultérieure pour examiner la viabilité de l’entreprise. Il pourra alors convertir la procédure en liquidation judiciaire si nécessaire. Cette décision illustre la phase initiale et préparatoire du redressement judiciaire. Elle vise à préserver les chances de poursuite d’activité et de maintien de l’emploi.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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