Tribunal de commerce de Orléans, le 12 novembre 2025, n°2025005759

Le Tribunal de commerce d’Orléans, par jugement du 12 novembre 2025, ouvre une procédure de redressement judiciaire. La société, exerçant une activité de commerce et de réparation automobile, a sollicité cette ouverture en déclarant être en cessation des paiements. Le tribunal constate cet état et ordonne les mesures initiales de la procédure collective. La décision retient la date du 31 octobre 2025 comme point de départ de la cessation des paiements.

La constatation de l’état de cessation des paiements

Le tribunal fonde son jugement sur le constat de l’impossibilité pour la société de faire face à son passif. Il relève que la société « n’est pas en mesure de faire face à son passif exigible avec son actif disponible ». Cette formulation reprend la définition légale de la cessation des paiements. La cour d’appel de Toulouse rappelle que « L’article L631-1 du Code de commerce conditionne l’ouverture de la procédure collective au constat de l’état de cessation des paiements défini comme l’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible » (Cour d’appel de Toulouse, le 28 janvier 2025, n°24/01619). Le tribunal vérifie donc le critère d’ouverture essentiel et incontournable.

La date de cessation des paiements est fixée au 31 octobre 2025 de manière provisoire. Cette fixation est une prérogative du juge qui apprécie les éléments fournis. Elle peut être ultérieurement modifiée si de nouveaux faits apparaissent. La jurisprudence précise que « Il appartient néanmoins à la cour, saisie d’un appel formé à l’encontre du jugement d’ouverture, d’apprécier l’état de cessation des paiements à la date ou elle statue » (Cour d’appel, le 24 avril 2025, n°25/00107). Le tribunal statue ici en première instance sur la base des déclarations et des pièces produites.

Les mesures ordonnées pour l’organisation de la procédure

Le tribunal organise immédiatement la période d’observation en la fixant à six mois. Cette période est destinée à établir un bilan et des propositions pour l’avenir de l’entreprise. Le jugement prévoit un réexamen rapide de la situation financière lors d’une audience ultérieure. Il renvoie l’affaire à l’audience du 10 décembre 2025 pour vérifier les capacités de poursuite d’activité. Cette diligence témoigne d’une gestion dynamique et prudente de la procédure naissante.

Le tribunal nomme également les différents acteurs de la procédure, dont un juge-commissaire et un mandataire judiciaire. Il ordonne la réalisation d’un inventaire et la désignation d’un représentant des salariés. Ces mesures sont des dispositions de routine visant à sécuriser le processus collectif. Elles assurent une transition ordonnée et encadrée pour préserver les actifs et les intérêts en présence. L’objectif affiché reste la poursuite de l’activé, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture