Tribunal de commerce de Nancy, le 25 novembre 2025, n°2023009411

Le tribunal des activités économiques de Nancy, le 25 novembre 2025, statue sur une requête en prorogation du délai de clôture d’une liquidation judiciaire. Le liquidateur judiciaire sollicite cette mesure. Le tribunal, après audition, fait droit à la requête et proroge le délai. Il renvoie l’affaire à une audience ultérieure pour statuer sur la clôture. La décision illustre les modalités pratiques de gestion des délais en procédure collective.

Le cadre légal de la prorogation du délai de clôture

Les conditions de fond de la prorogation

Le tribunal fonde sa décision sur l’article L.643-9 du code de commerce. Le texte prévoit que le tribunal fixe initialement un délai pour examiner la clôture. « Si la clôture ne peut être prononcée au terme de ce délai, le tribunal peut proroger le terme par une décision motivée. » (Cour d’appel de Toulouse, le 18 février 2025, n°24/00690) Le juge dispose ainsi d’un pouvoir discrétionnaire. Il l’exerce sur la base des éléments fournis par le liquidateur. La motivation de la décision est une condition impérative de régularité.

Les conditions de forme de la requête

La procédure respecte les exigences formelles protectrices des droits. Le liquidateur présente une requête spécifique. Le ministère public est dûment informé de la date d’audience. Le débiteur est convoqué à l’audience de clôture future par le jugement. Ces garanties assurent le contradictoire et le respect des droits de la défense. La décision est ainsi rendue après une instruction complète. Elle évite toute clôture prématurée ou irrégulière de la procédure.

Les implications pratiques de la décision rendue

La gestion procédurale des liquidations complexes

La prorogation permet d’adapter le calendrier judiciaire aux réalités du dossier. L’activité du débiteur, ici liée à l’automobile, peut impliquer des actifs variés. Le liquidateur a besoin de temps pour réaliser l’actif correctement. Le tribunal use de souplesse pour garantir une liquidation efficace. Cette gestion échelonnée préserve l’intérêt des créanciers. Elle évite une clôture forcée qui serait préjudiciable à la masse.

La perspective de la clôture et ses exigences

Le jugement organise déjà l’étape suivante en fixant une nouvelle audience. Le tribunal « RENVOIE l’affaire au 17/11/2026 à 14:00 afin qu’il soit statué sur la clôture ». Il impose au débiteur de se présenter personnellement à cette date. Cette injonction vise à garantir la célérité de la procédure finale. Elle place le débiteur sous le contrôle direct du juge. La prorogation n’est donc qu’une étape temporaire. Elle s’inscrit dans un processus judiciaire strictement encadré vers une clôture inéluctable.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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