Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, le 7 novembre 2025, n°2025002666

Le Tribunal de commerce de Mont-de-Marsan, le 7 novembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société hôtelière. La société a déclaré son état de cessation des paiements avec un passif exigible de 23 152 euros. Le tribunal constate l’absence d’actif disponible et l’impossibilité manifeste de redressement. Il retient ainsi l’application du régime simplifié de liquidation.

Les conditions cumulatives de l’ouverture
La décision vérifie scrupuleusement les critères légaux d’ouverture de la procédure. Le tribunal relève d’abord la compétence territoriale et matérielle de la juridiction consulaire. Il constate ensuite l’état de cessation des paiements, caractérisé par l’incapacité à faire face au passif exigible. « Ces faits sont caractérisés par les éléments en annexe du dossier desquels il apparaît que le redressement de cette entreprise est manifestement impossible » (Motifs). Cette impossibilité de redressement, condition essentielle, est ainsi établie.

Le choix du régime simplifié de liquidation
Le tribunal opère une qualification justifiant le recours à la procédure allégée. Il vérifie le respect des seuils légaux prévus pour ce régime. « Les conditions de l’article L.641-2 du code de commerce, justifiant l’application du régime simplifié, sont remplies puisqu’il n’existe aucun actif immobilier et que les seuils fixés par l’article D.641-10 du code de commerce ne sont pas dépassés » (Motifs). Ce constat permet d’engager une procédure accélérée, conformément à la jurisprudence existante sur le sujet.

La portée pratique du régime simplifié
Le jugement organise les modalités procédurales spécifiques à la liquidation simplifiée. Il désigne un liquidateur et un commissaire-priseur pour réaliser l’inventaire. Il adapte notamment les règles de vérification des créances. « Le liquidateur procèdera à la vérification des seules créances susceptibles de venir en rang utile » (Dispositif). Cette mesure allège substantiellement la charge administrative. Elle reflète la logique d’efficacité et de célérité propre à ce type de procédure.

La perspective d’une clôture rapide
La décision anticipe d’emblée la phase terminale de la procédure. Le tribunal fixe une audience spécifique pour statuer sur la clôture dans un délai de six mois. « Au plus tard dans le délai de six mois à compter de la présente décision, la clôture de la liquidation judiciaire sera examinée » (Dispositif). Ce cadre temporel strict, également observé dans d’autres juridictions, garantit une issue rapide. Il évite ainsi la prolongation d’une situation sans perspective de relance économique.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture