Tribunal de commerce de Lyon, le 11 décembre 2025, n°2025F06800

Le Tribunal des activités économiques de Lyon, le 11 décembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire. Le débiteur, une société, a déclaré son état de cessation des paiements. Il sollicitait une poursuite d’activité limitée. Le tribunal constate l’impossibilité du redressement et prononce l’ouverture. Il applique la procédure de liquidation judiciaire simplifiée et autorise temporairement la poursuite d’activité.

Les conditions d’ouverture de la liquidation judiciaire

Le tribunal vérifie d’abord les critères légaux d’ouverture. Il constate la cessation des paiements du débiteur après examen des pièces. « Il est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette formulation rappelle la définition légale de la cessation des paiements. Elle est essentielle pour toute ouverture d’une procédure collective. Le juge apprécie souverainement cette situation au vu des éléments produits.

Il examine ensuite la possibilité d’un redressement de l’entreprise. Le jugement retient que « le redressement paraît impossible » (Motifs). Cette brève motivation suffit lorsque le débiteur ne sollicite pas le redressement. La Cour d’appel de Limoges a utilisé un raisonnement similaire dans une affaire. « La société […] ne fait valoir d’ailleurs aucun élément rapportant la preuve qu’un redressement n’est pas manifestement impossible » (Cour d’appel de Limoges, le 20 février 2025, n°24/00492). L’absence de perspective de redressement justifie la liquidation.

Les modalités pratiques de la procédure ouverte

Le tribunal choisit le cadre procédural de la liquidation simplifiée. Il « fait application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée » (Motifs). Ce régime allégé est prévu pour les petites entreprises par le code de commerce. Son application est conditionnée par des critères légaux spécifiques. Le juge anticipe cependant un possible changement de cadre procédural à l’avenir.

Il aménage également les effets immédiats de la décision. Le tribunal « autorise la poursuite d’activité jusqu’au 31/12/2025 inclus » (Motifs). Cette autorisation répond à la demande du débiteur concernant les fêtes de fin d’année. Elle vise à maximiser la valeur de l’actif pour les créanciers. Cette mesure temporaire illustre la recherche d’un équilibre par le juge. La fixation de la date de cessation des paiements complète ce dispositif pratique.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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