Tribunal de commerce de Lyon, le 11 décembre 2025, n°2025F06791

Le Tribunal des activités économiques de Lyon, le 11 décembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société de restauration. La déclaration de cessation des paiements est intervenue le 3 décembre 2025. Le tribunal constate l’état de cessation des paiements et l’impossibilité d’un redressement. Il fixe la date de cessation des paiements au 19 novembre 2025 et applique la procédure simplifiée.

Le constat de l’état de cessation des paiements

La qualification juridique des difficultés de l’entreprise

Le tribunal fonde sa décision sur l’examen des pièces produites et les explications des dirigeantes. Il retient une baisse de clientèle liée à des travaux de voirie. L’impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible est ainsi établie. « l’examen des pièces produites confirme les explications du débiteur ; qu’il est dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible et se trouve en conséquence en état de cessation des paiements » (Motifs). La cessation des paiements est donc une condition d’ouverture substantielle vérifiée.

La détermination de la date de cessation des paiements

La date est fixée au 19 novembre 2025 par le tribunal statuant publiquement. Cette fixation est une décision souveraine du juge. Elle s’appuie sur les éléments du dossier sans autre motivation explicite. La jurisprudence rappelle l’importance de cette date pour la période suspecte. « Il ne résulte d’aucune pièce que l’état de cessation des paiements soit antérieur au 24 mai 2024 » (Cour d’appel de Limoges, le 20 février 2025, n°24/00492). La décision commentée illustre ce pouvoir d’appréciation.

Le prononcé d’une liquidation judiciaire simplifiée

Les conditions d’application de la procédure allégée

Le tribunal dit applicable la procédure de liquidation judiciaire simplifiée. Il se réfère aux articles L.641-2 et D.641-10 du code de commerce. Le jugement ne détaille pas les critères légaux retenus en l’espèce. Il prévoit un contrôle ultérieur par le liquidateur. « dans l’hypothèse où les critères d’application de cette procédure ne seraient pas réunis, il appartiendra au liquidateur de faire rapport » (Motifs). Cette application immédiate simplifie le traitement du dossier.

La portée pratique d’une procédure adaptée

Cette procédure est conçue pour les petites entreprises sans actif complexe. Elle vise à accélérer et à réduire le coût de la liquidation. La jurisprudence confirme son application en l’absence de bien immobilier professionnel. « en l’absence de bien immobilier dans le patrimoine professionnel du débiteur […] le jugement déféré est confirmé en ce qu’il a ouvert une procédure de liquidation judiciaire simplifiée » (Cour d’appel de Dijon, le 6 mars 2025, n°24/01332). La décision s’inscrit dans cette logique d’efficacité procédurale.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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