Tribunal de commerce de Lille-Métropole, le 3 novembre 2025, n°2025024704

Le tribunal de commerce de Lille-Métropole, statuant le 3 novembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société en cessation des paiements. La juridiction constate l’insuffisance d’actif et retient le caractère applicable de la procédure simplifiée. Elle fixe également la date de cessation des paiements et nomme les auxiliaires de justice.

Les conditions d’ouverture de la liquidation simplifiée

Le tribunal vérifie le respect des critères légaux préalables à l’application de la procédure simplifiée. Il relève que l’actif de la société ne comprend pas de bien immobilier. Il note aussi que les seuils relatifs au chiffre d’affaires et à l’effectif salarié sont respectés. Ces constatations fondent légalement le choix de la voie simplifiée.

La portée de cette analyse est de garantir une application stricte des conditions posées par le code de commerce. Elle rejoint une jurisprudence constante sur le sujet. « Il résulte de l’article L641-2 du code de commerce qu’il est fait application de la procédure simplifiée prévue au chapitre IV du titre VI si l’actif du débiteur, personne physique, ne comprend pas de bien immobilier. » (Cour d’appel de Dijon, le 6 mars 2025, n°24/01332). Le jugement s’inscrit donc dans le droit fil de cette interprétation.

Les conséquences immédiates du jugement d’ouverture

La décision organise les modalités pratiques de la liquidation en désignant les acteurs de la procédure. Elle nomme un juge-commissaire, un liquidateur et un commissaire de justice. Elle ordonne la réalisation d’un inventaire dans un délai d’un mois. Elle fixe aussi la date de cessation des paiements au 4 mai 2024, rétroactivement.

La valeur de ces mesures réside dans la sécurisation du déroulement de la procédure collective. La fixation de la date de cessation des paiements est cruciale pour la période suspecte. La désignation des mandataires permet une mise en œuvre rapide des opérations de liquidation. Le tribunal prévoit enfin une audience de clôture dans un délai de six mois.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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