Tribunal de commerce de Cannes, le 4 décembre 2025, n°2025F00011

Le Tribunal de commerce de Cannes, statuant le 4 décembre 2025, a été saisi d’un litige contractuel né d’un accord de partenariat. Après une instance contentieuse, les parties ont conclu un protocole transactionnel le 26 août 2025. Le juge devait se prononcer sur la demande d’homologation de cet accord amiable. Il a fait droit à cette requête commune en homologuant le protocole et en constatant l’extinction de l’instance.

La consécration judiciaire de l’accord transactionnel

Le juge homologue l’accord sur le fondement légal approprié. Il retient que les parties ont librement consenti à cet accord après des concessions réciproques. Le tribunal applique strictement l’article 1567 du code de procédure civile. « A la demande de chacune des parties, il convient d’homologuer le protocole d’accord transactionnel aux fins de le rendre exécutoire, en application des dispositions de l’article 1567 du Code de procédure civile. » (Motifs, Sur l’homologation de l’accord). Cette solution confère la force exécutoire à l’engagement privé des parties. Elle aligne la décision sur une jurisprudence constante en la matière. « L’accord auquel sont parvenues les parties à une médiation, une conciliation ou une procédure participative peut être soumis aux fins de le rendre exécutoire, à l’homologation du juge compétent » (Cour d’appel de Paris, le 20 mars 2025, n°22/16553). L’homologation transforme ainsi la transaction en titre exécutoire.

Les effets procéduraux de la transaction homologuée

La décision entraîne l’extinction définitive de l’instance contentieuse initiale. Le tribunal constate cet effet en se dessaisissant du litige. « CONSTATE l’extinction de l’instance et le dessaisissement de la juridiction » (Dispositif). La transaction met donc fin à la procédure judiciaire en cours. Le juge rejette toute condamnation sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile. Il laisse également les dépens à la charge de chaque partie. Cette approche consacre le caractère définitif et pacificateur de la transaction. Elle évite toute relance du contentieux par le biais des frais irrépétibles. La solution favorise ainsi la paix sociale recherchée par les parties. Elle respecte pleinement leur autonomie dans la résolution du différend.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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