Tribunal de commerce de Angoulême, le 4 décembre 2025, n°2025008140

Le Tribunal de commerce d’Angoulême, statuant le 4 décembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée. La société requérante, en cessation des paiements depuis le 4 juillet 2025, ne peut poursuivre son activité. Le tribunal retient l’application du régime simplifié au regard des seuils légaux. Cette décision illustre les conditions d’ouverture et le déroulement d’une procédure collective allégée.

Les conditions de l’ouverture de la liquidation judiciaire

La constatation de l’état de cessation des paiements constitue le préalable nécessaire. Le tribunal fonde sa décision sur l’impossibilité de faire face au passif exigible. Il retient une date précise correspondant à une dette certaine et incontestée. « Attendu qu’il résulte des renseignements fournis à l’audience et des pièces déposées que la SAS PEGASOS se trouve dans l’impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible » (Motifs). Cette application stricte de la définition légale assure la sécurité juridique de l’ouverture de la procédure.

Le choix du régime de la liquidation simplifiée obéit à des critères objectifs. Le tribunal vérifie le respect des seuils relatifs aux effectifs et au chiffre d’affaires. L’absence de bien immobilier dans l’actif est également présumée. « Les articles L 641-2 et D 641-10 du Code de Commerce disposent que la procédure de liquidation judiciaire simplifiée s’applique s’il apparaît que l’actif du débiteur ne comprend pas de bien immobilier » (Motifs). Ce contrôle permet une application correcte de la procédure accélérée.

Les modalités de déroulement de la procédure simplifiée

Le jugement organise les premières mesures de la liquidation avec célérité. Il désigne les organes de la procédure et impose des délais stricts pour l’inventaire. La communication de la liste des créances au liquidateur est exigée sous huit jours. Cette rapidité initiale est caractéristique du régime simplifié et vise une liquidation efficiente.

Le calendrier global de la procédure est strictement encadré par la loi. Le tribunal rappelle le délai maximal de six mois pour la clôture. Il fixe une audience spécifique pour examiner cette clôture bien avant l’expiration du délai. « Rappelle que l’article L 644-5 fixe au plus tard à 6 mois à compter de la décision ayant ordonné ou décidé l’application de la procédure simplifiée le délai » (Motifs). Cette rigueur temporelle contraste avec les procédures ordinaires plus longues.

Cette décision démontre une application rigoureuse du dispositif de liquidation simplifiée. Elle garantit une issue rapide pour les petites structures en faillite. Le respect des délais stricts reste toutefois subordonné à la diligence des praticiens.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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