Tribunal de commerce de Angoulême, le 13 novembre 2025, n°2025007339

Le tribunal de commerce d’Angoulême, par jugement du 13 novembre 2025, ouvre une liquidation judiciaire simplifiée à l’encontre d’une société commerciale. La société, en cessation des paiements, ne répond plus aux critères de poursuite de son activité. Le tribunal retient l’application du régime simplifié après vérification des conditions légales. Il fixe également la date de cessation des paiements et désigne les organes de la procédure.

La constatation de l’état de cessation des paiements

Les conditions de fond de l’ouverture de la procédure collective sont remplies. Le tribunal relève l’impossibilité pour la société de faire face à son passif exigible avec son actif disponible. Il note également qu’elle « n’est plus en mesure de poursuivre son activité » (Motifs). La date de cessation est fixée au 15 mai 2025, correspondant à des dettes exigibles impayées. Cette date est retenue car le débiteur n’était pas en capacité d’y faire face et « ne bénéficiait d’aucune réserve de crédit ou d’aucun moratoire » (Motifs). La décision illustre l’appréciation concrète de l’état de cessation par le juge. Elle souligne l’importance de la date fixée pour déterminer la période suspecte.

Le choix du régime de la liquidation judiciaire simplifiée

Le tribunal vérifie méticuleusement les critères d’application du régime simplifié. Il se fonde sur les articles L 641-2 et D 641-10 du code de commerce. L’actif ne comprend pas de bien immobilier et le nombre de salariés est inférieur à cinq. Le chiffre d’affaires hors taxes est également inférieur au seuil de 750 000 euros. « Qu’en conséquence, le régime simplifié de la liquidation judiciaire s’applique à cette procédure » (Motifs). Ce contrôle strict garantit une application correcte de la procédure accélérée. Il permet une gestion plus rapide et moins coûteuse des faillites de très petite taille.

Les modalités d’organisation et les délais de la procédure

Le jugement organise le déroulement de la liquidation dans le cadre simplifié. Il désigne un juge-commissaire et un liquidateur, chargé de réaliser l’actif. Le liquidateur doit remettre un état de l’actif et du passif dans un délai de deux mois. La vente des biens mobiliers doit intervenir dans un délai de quatre mois. Le texte rappelle que « l’article L 644-5 fixe au plus tard à 6 mois (…) le délai au terme duquel la clôture de la procédure sera prononcée » (Dispositif). Ces délais contraints définissent l’économie de la procédure simplifiée. Ils visent une résolution extrêmement rapide des procédures sans complexité.

Les obligations particulières imposées au dirigeant de la société

Le jugement impose des obligations spécifiques au représentant légal de la société. Il doit communiquer sans délai tout changement de son adresse personnelle. Il doit également se présenter à l’audience prévue pour examiner la clôture de la procédure. La notification du jugement « vaut convocation pour cette audience » (Dispositif). Ces injonctions visent à assurer le bon déroulement de la liquidation. Elles garantissent la possibilité de joindre le dirigeant pour les besoins de la procédure collective.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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