Avis de vacance d’un emploi de directeur interrégional de la mer Manche Est-mer du Nord

L’emploi de directeur interrégional de la mer Manche Est-mer du Nord (groupe II) sera prochainement vacant.
La résidence administrative de l’emploi est située au Havre.

Missions principales, enjeux et responsabilités

La façade maritime Manche Est-mer du Nord, ressort géographique d’intervention de la direction interrégionale de la mer Manche Est-mer du Nord, couvre le littoral et les espaces maritimes sous juridiction française situés entre la frontière franco-belge et la délimitation administrative entre les régions Bretagne et Normandie.
Cet espace maritime est traversé par des enjeux maritimes importants, notamment la première route maritime mondiale qui comprend environ le quart du trafic maritime international, une activité de pêche historiquement très importante autour d’espèces emblématiques fortement valorisées sur le plan économique, mais fortement impactée par de nombreux enjeux, le développement rapide des énergies marines renouvelables, le renforcement des risques pour la vie humaine en mer liée aux flux migratoires vers le Royaume-Uni.
La directrice interrégionale ou le directeur interrégional de la mer organise et pilote, sous l’autorité des ministres chargé des transports et de la mer, les responsabilités de l’Etat en matière de rectorat de l’enseignement maritime, de sauvegarde de la vie humaine en mer, de prévention et de lutte contre les pollutions marines, de signalisation maritime, de sécurité des navires et de prévention des risques professionnels maritimes. Il travaille pour ce faire en lien étroit avec la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (DGAMPA), qui pilote et coordonne l’ensemble de ces politiques au niveau central.
Elle ou il est également chargé, sous l’autorité du préfet de la région Normandie et du préfet maritime de la Manche, de la promotion du développement durable des activités maritimes, de la réglementation des activités en mer, de l’encadrement des pêches maritimes et de l’aquaculture marine, de la déclinaison de la politique de contrôle dans son ressort géographique. Il ou elle organise et met en œuvre la planification maritime en Manche Est-mer du Nord, anime le conseil maritime de façade et assure le pilotage et le suivi des documents stratégiques de façade.
En charge de la déclinaison interrégionale des politiques publiques impulsées par les ministères chargés des transports et de la mer à l’échelle des deux régions administratives des Hauts-de-France et de Normandie, la directrice interrégionale ou le directeur interrégional coordonne l’action des services départementaux de l’Etat en matière maritime, dans le respect des prérogatives des autorités préfectorales, et collabore avec le responsable des zones de gouvernance des effectifs des deux régions administrative pour le suivi et l’évolution des moyens humains de l’action mer du programme 217.

Environnement professionnel

Pour tenir ces missions et relever ces enjeux le directeur interrégional ou la directrice interrégionale de la mer Manche Est-mer du Nord conduit l’action d’environ 280 agents répartis dans une quinzaine d’implantations de Dunkerque à Granville.
Il ou elle s’appuie sur un directeur-adjoint, chef de la division « sécurité maritime », sur un adjoint au directeur, chef de la division « activités maritimes » et sur un secrétariat général.
Les services de la direction interrégionale conduisent des missions de pilotage stratégique mais également techniques, opérationnelles et administratives dans une large palette de métiers et de compétences. Plusieurs des processus de la direction sont placés sous certification qualité.
Une grande part de l’action de la direction interrégionale est construite sur ses compétences de coordination et d’animation des services de l’Etat au titre de la coordination des politiques publiques de la mer et du littoral.
L’organigramme de cette direction est consultable sur son site internet.

Compétences recherchées, nature et niveau d’expériences professionnelles attendues

Le candidat ou la candidate devra disposer d’une expérience professionnelle solide et diversifiée intégrant en particulier :

– une expérience significative en matière de direction de services opérationnels et une expérience managériale confirmée, avec une attention particulière aux enjeux d’égalité professionnelle et de lutte contre les discriminations de toute nature ;
– des qualités avérées en matière de négociation sociale et de conduite du changement ;
– une capacité à travailler en réseau et en interministérialité, une aptitude à la négociation avec des partenaires variés et des facultés pour la représentation à haut niveau ;
– une connaissance des politiques publiques maritimes et littorales que conduit le ministère, en propre ou dans leur cadre interministériel, communautaire ou international ;
– une capacité à piloter des projets et à faire prévaloir les enjeux des politiques publiques ;
– une aptitude à mobiliser, faire progresser, négocier, convaincre ;
– une capacité d’anticipation et de vision prospective ;
– une loyauté, réactivité, des facultés d’analyse, de synthèse et d’arbitrage ;
– être force de proposition.

Conditions d’accès à l’emploi

Cet emploi est à pourvoir dans les conditions prévues par le code général des la fonction publique (articles R. 342-1 à R. 342-17) et par le décret n° 2019-1594 du 31 décembre 2019 modifié relatif aux emplois de direction de l’Etat.
La durée d’occupation est de quatre ans, renouvelable dans la limite de six ans. La période probatoire est fixée à six mois.
La rémunération brute annuelle dépend de l’expérience du titulaire de l’emploi. Elle comprend une part indiciaire ainsi qu’une part indemnitaire, dépendante des fonctions, des sujétions et de l’expertise de l’emploi. Elle est complétée par un complément indemnitaire annuel, dont le montant dépend de la manière de servir.
Si le ou la titulaire de l’emploi est un fonctionnaire, la part indiciaire brute est établie au regard de son classement dans la grille indiciaire applicable à l’encadrement supérieur de l’Etat (décret n° 2022-1453 du 23 novembre 2022 relatif aux conditions de classement, d’avancement et de rémunération applicables à certains emplois supérieurs de la fonction publique de l’Etat). Pour les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire, le classement est effectué au regard de la durée et du niveau de leurs expériences professionnelles antérieures en rapport avec l’emploi à pourvoir.

Procédure de recrutement

La procédure de recrutement se déroule selon les modalités fixées par les articles R. 342-9 à R. 342-17 du code général de la fonction publique :

– l’autorité de recrutement est le secrétaire général du ministère représentée par la délégation aux cadres dirigeants ;
– l’autorité dont relève l’emploi est le secrétaire général en liaison avec le directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture.

Envoi des candidatures :
Le dossier de candidature devra impérativement comprendre :

– une lettre de motivation qui devra comporter les éléments permettant d’apprécier la bonne adéquation entre le parcours professionnel du candidat, les compétences et le niveau d’expérience attendus pour le poste ;
– un curriculum vitae détaillé.

Pour les agents publics, les candidatures seront accompagnées :

– d’un état des services établi par le service RH du corps d’origine ;
– du dernier arrêté de situation administrative dans le corps d’origine et dans l’emploi occupé le cas échéant (uniquement pour les agents relevant d’un autre ministère).

Pour les agents du secteur privé, les candidatures seront accompagnées des documents attestant de l’occupation effective des emplois mentionnés dans le curriculum vitae.
Ce dossier complet devra être adressé, dans un délai de trente jours à compter de la date de publication du présent avis au Journal officiel de la République française, uniquement et impérativement, par voie électronique à l’adresse suivante : des.sg@developpement-durable.gouv.fr
Recevabilité des candidatures :
La délégation à l’encadrement supérieur procède à l’examen de la recevabilité des candidatures, en accuse réception et informe les candidats non éligibles.
Examen des candidatures :
Le secrétaire général réunit l’instance collégiale prévue à l’article R. 342-12 du code général de la fonction publique, qui procède à l’examen des candidatures recevables pour présélectionner les candidats.
Audition des candidats et choix du candidat retenu :
Le secrétaire général ainsi que le directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture ou leurs représentants procèdent à l’audition des candidats présélectionnés. A l’issue de celle-ci, ils proposent à l’autorité investie du pouvoir de nomination, après avis du préfet de région et consultation du préfet maritime, le nom du candidat ou de la candidate susceptible d’être nommé. A l’issue du choix effectué par l’autorité de nomination, les candidats auditionnés non retenus pour occuper l’emploi à pouvoir en sont informés par la délégation à l’encadrement supérieur.

Formation

Les personnes n’ayant pas la qualité de fonctionnaire suivront un module spécifique relatif aux obligations des agents en matière de déontologie, à l’organisation et au fonctionnement des services publics ainsi qu’à la gestion des ressources humaines dans la fonction publique.

Déontologie

L’accès à cet emploi est soumis à une déclaration de situation patrimoniale et à une déclaration d’intérêts préalable à la prise de fonctions.
Pour les personnes ayant exercé une activité dans le secteur privé au cours des trois dernières années qui précédent, un contrôle de la compatibilité de cette activité avec les fonctions exercées sera effectué préalablement à la nomination par l’autorité hiérarchique qui pourra, le cas échéant, saisir pour avis, préalablement à sa décision, le référent déontologue du ministère ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, en application de l’article L. 124-7 du code général de la fonction publique du 1er mars 2022.

Personnes à contacter

Tous les renseignements complémentaires peuvent être obtenus auprès de :
M. Laurent TAPADINHAS, délégué à l’encadrement supérieur (téléphone : 01-40-81-18-61) ;
M. Éric BANEL, directeur général des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture (téléphone : 01-40-81-88-88).

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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