Chambre commerciale, Cour de cassation, le 18 février 1997, n° 94-17.201

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 18 février 1997 concerne un pourvoi formé par une société contre un arrêt de la cour d’appel de Paris. Le litige oppose la société demanderesse à une société de factoring, ainsi qu’à des créanciers représentant cette dernière.

Le pourvoi s’appuie sur un moyen unique, divisé en trois branches, contestant la condamnation prononcée par la cour d’appel. La demanderesse soutient que le débiteur a le droit d’opposer au créancier subrogé les mêmes défenses qu’il aurait pu faire valoir contre le créancier d’origine. Elle fait valoir que l’absence de connaissance du créancier subrogé des relations entre le débiteur et le créancier d’origine ne devrait pas interdire au débiteur de soulever des exceptions.

En outre, la demanderesse critique la décision de la cour d’appel qui a jugé que l’absence de réserves lors de la fabrication et de la livraison des marchandises privait de fondement l’obligation de paiement du créancier subrogé. Elle conteste également le constat de la cour d’appel selon lequel il n’avait pas été prouvé que les marchandises n’avaient pas été vendues, pointant des lettres demandant l’enlèvement des marchandises et un constat attestant de leur présence dans les locaux de la demanderesse.

La Cour de cassation, examinant les éléments présentés, conclut que la société d’origine a bien exécuté son obligation de délivrance des marchandises. Par conséquent, l’engagement relatif à la reprise éventuelle des marchandises invendues, qui était postérieur au transfert des créances, ne peut être opposé à la société de factoring. La Cour estime ainsi que la cour d’appel a correctement interprété la situation et que la promesse de reprise des marchandises n’a aucune portée vis-à-vis du créancier subrogé.

En conséquence, la Cour de cassation rejette le pourvoi et condamne la société demanderesse aux dépens, confirmant ainsi la légalité de l’arrêt attaqué.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture