Cour d’appel de Paris, le 12 septembre 2024, n°24/09830

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Référence de l’arrêt : Cour d’appel de Paris, n°24/09830Date : 12 septembre 2024

L’appelant a demandé le paiement des loyers et charges, ainsi que la résiliation pour défaut de paiement et l’expulsion de l’intimée.

La Cour prononce la caducité de la déclaration d’appel, condamne la partie appelante aux dépens de l’instance et notifie la décision aux parties.

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Commentaire d’arrêt sur la décision du Cour d’appel de Paris du 12 septembre 2024, n°24/09830

1°) Le sens de la décision

La décision rendue par la Cour d’appel de Paris concerne une déclaration d’appel relative à une demande en paiement des loyers et charges, ainsi qu’à une demande de résiliation pour défaut de paiement ou défaut d’assurance. Le sens de la décision est clair : la Cour prononce la caducité de la déclaration d’appel en raison du non-respect des délais de dépôt des conclusions par l’appelant. Cela signifie que l’appelant a manqué de remettre ses conclusions dans le temps imparti, ce qui entraîne la perte de son droit d’appel.

Il est important de souligner que cette décision met en lumière la rigueur procédurale imposée par le code de procédure civile, en particulier l’article 905-2, qui impose des délais stricts pour la remise des conclusions. La décision révèle également une certaine sévérité dans l’application de ces règles, refusant d’accorder un délai supplémentaire à l’appelant malgré son absence d’observations écrites en réponse à l’avis de caducité.

2°) La valeur de la décision

La valeur de cette décision peut être jugée à la fois par sa conformité avec les principes de droit et par son impact sur la pratique judiciaire. D’un côté, elle respecte les exigences de procédure, affirmant que le respect des délais est essentiel pour la bonne administration de la justice. Cela renforce la nécessité pour les parties d’être rigoureuses dans le suivi de leurs obligations procédurales.

Cependant, cette rigueur peut aussi être critiquée. En effet, la décision n’offre pas de flexibilité pour des circonstances atténuantes qui pourraient justifier un retard, ce qui peut sembler injuste dans certains cas où des raisons valables peuvent expliquer le non-respect du délai. XXX, la décision pourrait être perçue comme trop sévère, risquant de priver une partie de ses droits sans égard pour des circonstances particulières.

3°) La portée de la décision

La portée de cette décision est significative en ce qu’elle rappelle aux praticiens du droit l’importance du respect des délais procéduraux. Elle souligne également que la procédure est un cadre rigide qui doit être respecté pour garantir l’efficacité judiciaire. En outre, cette décision peut avoir des implications sur les comportements futurs des parties dans des affaires similaires, les incitant à être plus vigilantes quant à leurs obligations procédurales.

En somme, cette décision du Cour d’appel de Paris illustre la tension entre la rigueur procédurale et la recherche de justice, tout en servant de rappel puissant sur l’importance du respect des délais dans le cadre des procédures judiciaires.

Texte intégral de la décision

COUR D’APPEL DE PARIS

Pôle 1 – Chambre 3

N° RG 24/09830 – N° Portalis 35L7-V-B7I-CJQFA

Nature de l’acte de saisine : Déclaration d’appel valant inscription au rôle

Date de l’acte de saisine : 27 Mai 2024

Date de saisine : 06 Juin 2024

Nature de l’affaire : Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d’assurance et ordonner l’expulsion

Décision attaquée : n° 23/04357 rendue par le Tribunal de proximité de Paris le 12 Janvier 2024

Appelant :

Monsieur [R], [G] [L] Bénéficiaire d’une décision d’AJ totale – XXX 24/005319, représenté par Me XXX de la XXX AVOCATS, avocat au barreau de XXX, XXX – N° du dossier 24070936

Intimée :

S.A. S.A. XXX IMMOBILIERE DE LA XXX, représentée par Me XXX de la SCP XXX ET XXX, avocat au barreau de XXX, XXX – N° du dossier E0005NCD

ORDONNANCE DE CADUCITÉ

(article 905-2 du code de procédure civile)

(circuit court)

(n° 81 , 1 page)

XXX, XXX RISPE, président de chambre,

Assisté de XXX, greffier,

Vu l’avis de fixation transmis par le greffe le 21 juin 2024,

Vu l’article 905-2 du code de procédure civile,

Vu l’avis de caducité adressé à Me XXX, conseil de Monsieur [R] [L], le 13 août 2024, sollicitant ses observations,

Vu l’absence d’observations écrites,

Attendu que l’appelant n’a pas remis ses conclusions au greffe dans le délai imparti ;

PAR CES MOTIFS

Prononçons la caducité de la déclaration d’appel, sauf le droit de déférer la présente ordonnance à la cour par l’application de l’article 916 du code de procédure civile ;

Condamnons la partie appelante aux dépens de l’instance.

Disons que la présente décision sera notifiée aux parties ainsi qu’à leurs représentants par lettre simple.

Paris, le 12 septembre 2024

Le greffier Le président

Copie au dossier

Copie aux représentants

Copie aux parties

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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