Article L145-17 du Code de commerce
Definition et application par la jurisprudence
Texte de loi
Article L145-17
I.-Le bailleur peut refuser le renouvellement du bail sans être tenu au paiement d’aucune indemnité : 1° S’il justifie d’un motif grave et légitime à l’encontre du locataire sortant. Toutefois, s’il s’agit soit de l’inexécution d’une obligation, soit de la cessation sans raison sérieuse et légitime de l’exploitation du fonds, compte tenu des dispositions de l’article L. 145-8, l’infraction commise par le preneur ne peut être invoquée que si elle s’est poursuivie ou renouvelée plus d’un mois après mise en demeure du bailleur d’avoir à la faire cesser. Cette mise en demeure doit, à peine de nullité, être effectuée par acte extrajudiciaire, préciser le motif invoqué et reproduire les termes du présent alinéa ; 2° S’il est établi que l’immeuble doit être totalement ou partiellement démoli comme étant en état d’insalubrité reconnue par l’autorité administrative ou s’il est établi qu’il ne peut plus être occupé sans danger en raison de son état. II.-En cas de reconstruction par le propriétaire ou son ayant droit d’un nouvel immeuble comprenant des locaux commerciaux, le locataire a droit de priorité pour louer dans l’immeuble reconstruit, sous les conditions prévues par les articles L. 145-19 et L. 145-20 .
Source : Legifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0
Application par la jurisprudence
Nota bene — L.145-17 C. com. est appliqué strictement: le bailleur qui refuse le renouvellement sans indemnité doit prouver une “faute grave et légitime” du preneur, appréciée au jour du refus. La jurisprudence retient classiquement des manquements répétés et sérieux comme des impayés persistants, une cession ou sous‑location irrégulière, un changement d’activité hors déspécialisation, ou des troubles avérés. Les juges vérifient la proportionnalité: des manquements isolés ou régularisés à temps ne suffisent pas, et l’exécution ultérieure peut parfois neutraliser la faute. La renonciation du bailleur à se prévaloir de la faute ne se présume pas et doit résulter d’actes non équivoques.
Jurisprudence citant cet article
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