Chambre commerciale, Cour de cassation, le 20 avril 2017, n° 14-28.849

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 20 avril 2017 concerne un pourvoi en cassation relatif à un litige opposant plusieurs parties dans le cadre d’un contrat de transport maritime. L’affaire a été précédemment examinée par la cour d’appel de Versailles, qui a rejeté les demandes des parties requérantes en raison de la prescription de leurs actions.

Les faits de l’espèce révèlent que le commissionnaire de transport avait été chargé d’organiser l’acheminement de marchandises d’un point en France vers un port aux États-Unis. À l’arrivée, il a été constaté que le conteneur était partiellement vide, ce qui a conduit à une assignation en responsabilité contre le transporteur. Cependant, le tribunal américain a déclaré son incompétence, renvoyant les parties à la juridiction française.

Les requérants ont soutenu que leur action récursoire contre le transporteur était recevable, bien que le délai de prescription d’un an après la livraison des marchandises soit expiré, arguant que l’action principale engagée devant le tribunal américain avait interrompu ce délai. La cour d’appel a jugé que l’action récursoire était prescrite, en raison de la cumulativité des délais de prescription et du manque d’effet interruptif de l’action engagée aux États-Unis.

La Cour de cassation, en examinant les moyens soulevés, a confirmé que l’action récursoire était effectivement prescrite. Elle a rappelé que la suspension de la prescription consentie par le commissionnaire à son donneur d’ordre n’est opposable aux tiers que si ceux-ci y ont consenti. En l’espèce, il a été établi que la représentation en justice n’avait pas été prouvée, et que l’action engagée devant la juridiction américaine n’avait pas eu d’effet interruptif au profit des requérants.

De plus, la Cour a souligné que la demande en justice n’interrompt le délai de prescription qu’au bénéfice de celui qui l’a formulée, sous réserve qu’il ait un intérêt à agir. En conséquence, elle a rejeté le pourvoi, condamnant les requérants aux dépens et à verser une somme à la partie défenderesse au titre des frais irrépétibles.

Ainsi, cette décision illustre les principes régissant la prescription des actions en responsabilité dans le cadre des contrats de transport, tout en précisant les conditions d’opposabilité des reports de prescription et l’effet interruptif des actions en justice.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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