Article R124-1 – Code de l’organisation judiciaire

Article R124-1 du Code de l’organisation judiciaire

Definition et application par la jurisprudence


Texte de loi

Article R124-1

Pour l’application de l’article L. 124-1 , lorsque l’ensemble des services de la juridiction est transféré, le siège de la juridiction est le lieu dans lequel elle est transférée. Lorsque certains services sont transférés, le siège de la juridiction est, pour chaque service, le lieu dans lequel son activité se déroule. La commune dans laquelle est transféré tout ou partie des services de la juridiction est située dans le ressort de cette juridiction et, à défaut, dans le ressort de la même cour d’appel. L’ordonnance mentionnée à l’article L. 124-1 indique le motif du transfert, la date à laquelle il sera effectif, la durée prévisible, l’adresse du ou des services transférés. Elle fait l’objet d’une publication dans deux journaux diffusés dans le ressort et de toute autre mesure de publicité dans tout lieu jugé utile. La durée du transfert ne peut excéder deux ans. Cependant, si la situation l’exige, elle peut, dans les mêmes conditions, faire l’objet de quatre prorogations, chacune pour une durée maximale de deux ans par ordonnance du premier président de la cour d’appel après avis du procureur général près cette cour. La durée continue de transfert ne peut excéder dix ans. Un bilan annuel écrit des transferts ordonnés par le premier président de la cour d’appel est présenté au comité social d’administration de service déconcentré placé auprès de ce dernier et à sa formation spécialisée. Ce bilan est communiqué au garde des sceaux, ministre de la justice.

Source : Legifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0

Consulter sur Legifrance

Application par la jurisprudence

Nota bene — En pratique, l’article R.124-1 COJ est très peu mobilisé directement par les juges. La jurisprudence s’appuie plutôt sur les dispositions d’organisation et de compétence voisines (p. ex. L. 211-3, L. 212-8, R. 212-6, R. 212-19-3) pour trancher la compétence et la répartition interne des chambres, en écartant les moyens tirés de simples irrégularités d’organisation lorsqu’aucun grief n’est démontré. Ainsi, les moyens relatifs à l’organisation interne ou au greffe n’emportent pas, à eux seuls, nullité ou incompétence, sauf atteinte concrète aux droits de la défense ou texte spécial. En résumé, R.124-1 joue un rôle de toile de fond organisationnelle plutôt qu’un fondement contentieux décisif.


Jurisprudence citant cet article

Aucune jurisprudence analysee pour le moment.


Besoin d’un conseil ?

Notre cabinet intervient sur Paris et en France entiere pour toute question relative a l’application de cet article.

Telephone : 06 46 60 58 22

Prendre rendez-vous

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture