Chambre commerciale, Cour de cassation, le 29 avril 2002, n° 98-20.206

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 29 avril 2002 concerne un pourvoi en cassation formé par une institution financière à l’encontre d’un arrêt émis par la cour d’appel de Paris. Dans cette affaire, l’institution avait accordé à une société une avance sur remboursement de TVA, garantie par la cession d’une créance détenue par cette dernière sur le Trésor public. Suite à la liquidation judiciaire de la société, l’institution a été confrontée à un refus de paiement anticipé de la créance cédée par le Trésor public et a engagé des poursuites contre la caution qui avait garanti les engagements de la société.

Le pourvoi a été fondé sur deux moyens principaux. Le premier visait à contester le rejet de la demande à l’égard de la caution, en soutenant que la cour d’appel avait erronément constaté la présence du greffier lors des débats et du délibéré, ce qui aurait violé les dispositions du Code de procédure civile. La Cour de cassation a rejeté ce moyen en constatant que les mentions de l’arrêt ne faisaient pas état de l’assistance du greffier au délibéré, rendant ainsi le moyen infondé.

Le second moyen, présenté en deux branches, contestait également le rejet de la demande à l’égard de la caution. La première branche soutenait que l’institution avait pour débiteur principal le Trésor public, ce qui aurait constitué une dénaturation de la convention d’avance sur remboursement de TVA. La seconde branche affirmait que l’acte de cautionnement précisait clairement que la caution garantissait les engagements de la société, et non ceux du Trésor public. La Cour a jugé que ces arguments étaient infondés, précisant que la cour d’appel s’était correctement fondée sur la cession de créance intervenue entre l’institution et le Trésor public pour statuer sur le litige.

En conclusion, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi, confirmant ainsi la décision de la cour d’appel et condamnant l’institution aux dépens. Cette décision souligne l’importance de la clarté des engagements contractuels et des conséquences juridiques liées à la cession de créances dans le cadre des relations entre créanciers et débiteurs.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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