Tribunal de commerce de Bobigny, le 10 janvier 2025, n°2024F01850

Le Tribunal de commerce de Bobigny, par jugement du 10 janvier 2025, statue sur un désistement d’instance. Le demandeur initial avait assigné le défendeur en paiement. En audience publique, le demandeur se désiste verbalement de son action. Le défendeur est demeuré non comparant. Les juges doivent déterminer les conditions et les conséquences de ce désistement. Ils retiennent la régularité de la démarche et en tirent les effets légaux. La solution apportée applique strictement les articles 394 et suivants du code de procédure civile.

**La régularité formelle du désistement d’instance**

Le désistement est déclaré régulier par les juges. Ils relèvent son intervention « avant toute défense au fond, ou fin de non recevoir ». Cette condition est essentielle pour un désistement unilatéral. Le code de procédure civile l’exige expressément. La juridiction constate aussi l’absence de comparution du défendeur. Cette absence rend la situation plus simple. Aucune partie ne s’oppose à l’extinction de l’instance. Le tribunal peut donc acter le désistement sans difficulté. Il applique une règle procédurale claire et objective.

La décision illustre le formalisme attaché aux actes de procédure. Le désistement doit être pur et simple. Il ne peut intervenir après le début des débats sur le fond. Le juge vérifie scrupuleusement ce point de chronologie. Il s’assure ainsi de la sécurité juridique des parties. Cette rigueur protège le principe du contradictoire. Elle évite tout désistement tardif et abusif. Le jugement rappelle cette exigence fondamentale de la procédure civile.

**Les conséquences financières du désistement**

Le tribunal laisse les dépens à la charge du demandeur. Il motive cette décision par une règle légale. « Le désistement emporte sauf convention contraire, soumission de payer les frais de l’instance éteinte. » Le juge applique ce principe sans discussion. Aucune convention contraire n’a été rapportée. Le demandeur supporte donc l’intégralité des frais. La liquidation est effectuée pour un montant modeste.

Cette solution est classique en matière de désistement. Elle sanctionne l’initiative de la partie qui renonce à l’action. La charge des dépens incombe logiquement à celui qui met fin au procès. La décision se borne à une application mécanique de la loi. Elle ne comporte aucune appréciation d’équité. Le juge n’use pas de son pouvoir d’imputer les dépens différemment. La solution est prévisible et conforme à la jurisprudence constante. Elle assure une certaine stabilité des règles de procédure.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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