Tribunal de commerce de Nice, le 15 janvier 2025, n°2024L02091

Le Tribunal de commerce de Nice, par jugement du 15 janvier 2025, a prononcé la liquidation judiciaire d’une société. Il a également décidé l’application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée. La requête émanait du mandataire judiciaire initial. Ce dernier sollicitait l’ouverture de cette liquidation. Il invoquait l’absence de projet de redressement. Le juge commissaire et le ministère public émettaient un avis favorable. Le tribunal a retenu que la société ne présentait aucune perspective de redressement. Les conditions légales de l’article R. 644-1 du code de commerce étaient remplies. La décision soulève la question de l’appréciation des conditions de la liquidation simplifiée. Elle interroge aussi sur les pouvoirs du juge face à l’absence de plan de redressement. Le jugement retient une application stricte des textes. Il offre une illustration des modalités pratiques de la liquidation simplifiée.

**L’appréciation souveraine des conditions de la liquidation simplifiée**

Le tribunal fonde sa décision sur le constat d’une absence de perspective de redressement. Il relève qu’“aucun projet de plan de redressement n’ayant pu être élaboré”. Cette situation est constitutive de la cause d’ouverture de la liquidation judiciaire. Le juge procède ensuite à la qualification permettant la procédure simplifiée. Il estime que “les conditions visées à l’article R 644-1 du code de commerce sont remplies”. Cet article prévoit une procédure allégée pour les liquidations sans actif ou avec un actif négligeable. L’appréciation de ces conditions relève du pouvoir souverain des juges du fond. Le tribunal n’explicite pas ici les éléments d’actif ou de passif. Il se contente de constater l’opportunité de la procédure simplifiée. Cette appréciation globale est caractéristique du pragmatisme recherché par ce dispositif. Elle permet une célérité dans le traitement des dossiers les plus simples. La décision s’inscrit dans une logique d’efficacité procédurale. Elle évite les lourdeurs inutiles lorsque la situation patrimoniale est claire.

**Les conséquences pratiques d’une liquidation judiciaire simplifiée**

Le jugement détaille les modalités d’exécution de la liquidation. Il ordonne que “le liquidateur procèdera dans les trois mois […] à la vente de gré à gré des biens”. Ce délai impératif est fixé par l’article L. 644-2 du code de commerce. Il traduit la volonté de rapidité inhérente à la procédure simplifiée. Le tribunal limite également la vérification des créances. Il précise qu’il sera procédé à “la vérification des seules créances susceptibles de venir en rang utile”. Cette mesure allège considérablement les formalités. Elle concentre l’effort sur les créances ayant une chance réelle de paiement. La désignation du mandataire de justice en qualité de liquidateur assure la continuité. Le tribunal fixe enfin une date pour examiner la clôture. L’ensemble du dispositif vise une liquidation rapide et peu coûteuse. Il met en œuvre les simplifications prévues par la loi pour les cas les plus simples. Cette décision illustre l’effectivité du cadre légal. Elle montre comment les juridictions concilient célérité et respect des droits des créanciers.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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