Chambre commerciale, Cour de cassation, le 5 mars 2002, n° 98-17.491

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 5 mars 2002, sous le numéro 98-17.491, porte sur une contestation relative à la forclusion d’une déclaration de créance. L’affaire concerne une banque, créancière, qui avait une créance garantie par un nantissement. La banque a été informée par le représentant des créanciers, lors d’un redressement judiciaire ouvert par jugement, ce qui a conduit à la réception d’un avis pour la déclaration de créance.

La cour d’appel a d’abord constaté que la banque avait effectué sa déclaration dans le délai imparti. Cependant, cette déclaration a été opposée à la banque pour cause de forclusion. En réponse à cette situation, la banque a demandé à être relevée de cette forclusion, demande qui a été acceptée en première instance mais infirmée par la cour d’appel sur appel du liquidateur.

Le principal argument de la banque reposait sur le fait que la forclusion ne pouvait être opposée aux créanciers qui n’avaient pas été avisés personnellement, en vertu de la législation en vigueur. En particulier, la banque soutenait que l’avis devait être envoyé à son siège social, et non à une de ses agences. Toutefois, la cour d’appel a jugé que la banque avait effectivement été avisée à son domicile élu, et que cette élection de domicile conférait le pouvoir de recevoir toute notification. Par conséquent, la cour a considéré que le délai de forclusion avait commencé à courir à partir de cette notification.

En conclusion, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi, confirmant ainsi la décision de la cour d’appel, qui avait légalement justifié sa position en se fondant sur les règles concernant l’élection de domicile et la réception des avis. Cette décision illustre l’importance de la notification dans les procédures de déclaration de créance et l’application rigoureuse des délais de forclusion.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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