Chambre commerciale, Cour de cassation, le 9 octobre 2012, n° 11-28.498

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la chambre commerciale de la Cour de cassation le 9 octobre 2012 concerne un litige opposant deux sociétés dans le secteur des appareils de chauffage. La question centrale du litige réside dans des actes de concurrence déloyale et parasitaire allégués par l’une des sociétés à l’encontre de l’autre, en raison de la commercialisation d’appareils présentant des similitudes notables avec son propre produit.

Les faits établissent que la société plaignante a constaté la présence sur le marché d’appareils de chauffage qui, selon elle, reproduisent de manière servile son produit. Après avoir acquis ces appareils pour effectuer des tests de conformité, elle a établi que ceux-ci ne respectaient pas les normes en matière de sécurité électrique et de compatibilité électromagnétique. En conséquence, elle a engagé des poursuites pour concurrence déloyale.

La Cour d’appel a d’abord constaté que les actes reprochés à la société défenderesse étaient avérés, en affirmant qu’elle avait effectivement commis des infractions aux règles de concurrence loyale. L’interdiction de fabriquer, importer, offrir, vendre et/ou détenir des appareils de chauffage similaires a été prononcée à son encontre, assortie d’une astreinte. Par ailleurs, la société défenderesse a été condamnée à verser des dommages-intérêts pour préjudice subi.

Cependant, la Cour de cassation a censuré cette décision sur plusieurs points. Elle a relevé que l’interdiction générale prononcée par la Cour d’appel était disproportionnée et ne tenait pas compte de la nature spécifique des fautes retenues. En effet, cette interdiction ne devait pas aller au-delà de ce qui était nécessaire pour réparer le préjudice causé. La Cour a également souligné l’absence d’éléments probants étayant le préjudice commercial allégué par la société plaignante, rendant ainsi la condamnation à indemnisation infondée.

Enfin, la Cour de cassation a renvoyé l’affaire devant la Cour d’appel, autrement composée, pour qu’elle statue à nouveau sur les points soulevés, tout en rappelant le principe de la liberté du commerce et de l’industrie, ainsi que le droit à une concurrence loyale.

Cette décision illustre l’importance d’une évaluation rigoureuse des preuves dans les affaires de concurrence déloyale, ainsi que le besoin de proportionnalité dans les mesures restrictives imposées aux entreprises.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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