Article R111-7-1 du Code de l’organisation judiciaire
Definition et application par la jurisprudence
Texte de loi
Article R111-7-1
Lorsqu’une personne demande expressément à être entendue par un moyen de communication audiovisuelle en application de l’article L. 111-12-1 , le président de la formation de jugement l’y autorise s’il estime que son audition à distance est compatible avec la nature des débats et le respect du principe du contradictoire. Cette décision constitue une mesure d’administration judiciaire. Les caractéristiques techniques des moyens de télécommunication audiovisuelle utilisés en application de l’article L. 111-12-1 doivent permettre de s’assurer de l’identité des personnes y participant. Elles doivent également assurer la qualité de la transmission et, lorsque l’audience ou l’audition n’est pas publique, la confidentialité des échanges. Elles sont précisées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. Le président dirige les débats depuis la salle d’audience où se trouvent également, le cas échéant, les autres membres de la formation de jugement, le ministère public et le greffier. Il contrôle, lors de l’audience, que les conditions dans lesquelles la personne se connecte sont compatibles avec le respect de la dignité et de la sérénité des débats. Ces conditions sont présumées réunies lorsque la personne se connecte depuis le local professionnel d’un avocat sur le territoire national ou à l’étranger.
Source : Legifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0
Application par la jurisprudence
Nota bene — En pratique, l’article R111-7-1 COJ est mobilisé dans le cadre de l’open data des décisions pour apprécier et, le cas échéant, ordonner des occultations supplémentaires lorsque la publicité porterait une atteinte disproportionnée aux droits ou à la sécurité des personnes, au regard de l’intérêt public d’information. Le juge procède à un contrôle de proportionnalité et exige que le demandeur motive concrètement les risques invoqués, la mesure d’occultation devant rester nécessaire et limitée. Cette application s’inscrit dans l’ensemble du dispositif de mise à disposition électronique des décisions (chap. “mise à disposition du public”), aux côtés notamment des articles L111-13 et R111-10 qui encadrent la publication et ses délais.
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Jurisprudence citant cet article
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