Article 509-6 du Code de procédure civile
Definition et application par la jurisprudence
Texte de loi
Article 509-6
Le certificat, ou la décision relative à la demande de reconnaissance ou de constatation de la force exécutoire, est remis au requérant contre émargement ou récépissé, ou lui est notifié par lettre recommandée avec demande d’avis de réception. Le double de la requête ainsi que du certificat ou de la décision sont conservés au greffe. Le certificat délivré en application du règlement (UE) n° 606/2013 du Parlement européen et du Conseil du 12 juin 2013 relatif à la reconnaissance mutuelle des mesures de protection en matière civile est en outre notifié par le greffe à la personne à l’origine du risque encouru. La décision constatant la force exécutoire prévue à l’article 48 du règlement (UE) n° 650/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 relatif à la compétence, la loi applicable, la reconnaissance et l’exécution des décisions, et l’acceptation et l’exécution des actes authentiques en matière de successions et à la création d’un certificat successoral européen est notifiée par le greffe à la partie contre laquelle l’exécution est demandée. Il en est de même des décisions constatant la force exécutoire prévues aux articles 47 des règlements (UE) n° 2016/1103 et n° 2016/1104 du Conseil du 24 juin 2016 mettant en œuvre une coopération renforcée dans le domaine de la compétence, de la loi applicable, de la reconnaissance et de l’exécution des décisions en matière de régimes matrimoniaux et d’effets patrimoniaux des partenariats enregistrés.
Source : Legifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0
Application par la jurisprudence
Nota bene — Art. 509-6 CPC en pratique: les juridictions contrôlent surtout que le greffe a bien remis ou notifié le certificat/ la décision d’exequatur, et à la bonne personne (dont la personne à l’origine du risque pour les mesures de protection 606/2013, et la partie visée par l’exécution pour 650/2012, 2016/1103 et 1104). En appel ou en recours, elles vérifient que cette notification régulière fait courir les délais et que les mentions au greffe sont conservées. Les irrégularités de notification n’emportent sanction que si un grief est démontré, à défaut de quoi l’exécution transfrontalière demeure. Réflexe contentieux: soulever l’absence ou le vice de notification pour discuter la recevabilité du recours ou l’opposabilité de la force exécutoire.
Jurisprudence citant cet article
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