Cour d’appel de Aix-en-Provence, le 20 novembre 2024, n°23/13630

Sommaire rédigé par l’IA

Cour d’appel de Aix-en-Provence, le 20 novembre 2024, n°23/13630

La société D&B Group a interjeté appel d’une ordonnance du tribunal judiciaire de Grasse qui a rejeté ses demandes de suspension des effets de la clause résolutoire et constaté la résiliation de son bail commercial.

La cour prononce la radiation de l’affaire sous le n° 23/13630, précisant qu’elle ne sera réinscrite que sur intervention du liquidateur judiciaire de D&B Group.

Article rédigé par l’IA

Commentaire d’arrêt1°) Le sens de la décision

La décision rendue par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence se prononce sur l’appel interjeté par la société D&B Group à la suite d’une ordonnance de référé du tribunal judiciaire de Grasse. Cette ordonnance avait constaté la résiliation du bail commercial entre les parties et ordonné l’expulsion de D&B Group des locaux qu’elle occupait. La Cour, après avoir examiné la situation de la société D&B Group, qui a été mise en liquidation judiciaire, a décidé d’interrompre l’instance et de radier l’affaire. Cela signifie que la Cour a jugé que, compte tenu de la liquidation judiciaire, la procédure ne pouvait plus se poursuivre tant que le liquidateur judiciaire n’interviendrait pas, ce qui constitue une réponse claire à la question de droit posée concernant la continuité de la procédure à la lumière de la liquidation.

2°) La valeur de la décision

La valeur de cette décision peut être analysée sous plusieurs angles. D’une part, elle est cohérente avec les principes du droit des affaires et de la procédure civile, qui prévoient que l’instance est interrompue en cas de liquidation judiciaire. Cette solution est justifiée et protège les droits des créanciers tout en respectant le cadre légal. En revanche, on pourrait critiquer la décision si l’on considère qu’elle pourrait retarder indéfiniment la résolution du litige pour les parties, en raison de la nécessité d’attendre l’intervention du liquidateur judiciaire. La décision est donc à la fois heureuse, dans la mesure où elle respecte le droit en vigueur, mais également critiquable pour les conséquences pratiques qu’elle engendre pour les parties concernées.

3°) La portée de la décision

La portée de cette décision est significative, car elle clarifie la position du droit positif concernant les instances en cours lorsque l’une des parties est placée en liquidation judiciaire. En confirmant que l’instance doit être interrompue, la Cour d’appel renforce le principe selon lequel les droits de la société en liquidation doivent être respectés tout en préservant les droits des créanciers. Cette décision s’inscrit dans un cadre juridique plus large qui régit les procédures collectives et leurs impacts sur les contrats en cours. Elle pourrait également influencer des décisions futures, car elle rappelle aux praticiens du droit l’importance de la liquidation judiciaire dans la gestion des litiges commerciaux. En définitive, la décision contribue à la sécurité juridique en précisant les conséquences d’une liquidation sur les procédures judiciaires en cours, tout en soulignant la nécessité d’une intervention appropriée du liquidateur.

Texte intégral de la décision

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Maître Reda Kohen, avocat en droit immobilier et droit des affaires à Paris

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture