Chambre commerciale, Cour de cassation, le 18 juin 2002, n° 00-14.187

Commentaire rédigé par l’IA

La décision rendue par la Chambre commerciale de la Cour de cassation le 18 juin 2002, concernant un pourvoi formé à l’encontre d’un arrêt de la cour d’appel, aborde des questions relatives à la validité d’une saisie-attribution et la capacité d’une entité à agir en justice.

Les faits de l’affaire montrent qu’une entité de crédit a consenti plusieurs ouvertures de crédit à un emprunteur, pour lesquelles des cautions solidaires ont été fournies par des tiers. En raison du défaut de paiement de l’emprunteur, une saisie-attribution des loyers a été effectuée à l’encontre des cautions, qui ont contesté la validité de cette saisie.

Le pourvoi soulève un moyen unique en trois branches, contestant la décision de la cour d’appel qui avait confirmé la saisie. La première branche conteste l’assimilation de l’entité de crédit à une société commerciale, affirmant que celle-ci ne pouvait être considérée comme telle en raison d’un changement de dénomination sociale qui n’impliquait pas une création de société. La cour de cassation, après avoir examiné les éléments de preuve, conclut que l’entité avait bien la personnalité morale dès sa création, ce qui justifie sa capacité à agir.

La deuxième branche du moyen porte sur la question de l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés. La cour d’appel a considéré que l’entité de crédit, initialement constituée avant l’entrée en vigueur de la loi régissant l’immatriculation, ne pouvait être assimilée à une société commerciale. La cour de cassation confirme cette position en soulignant que l’entité avait réalisé les publications nécessaires conformément aux lois en vigueur lors de sa création.

Enfin, la troisième branche du moyen rappelle les dispositions relatives à la personnalité morale des sociétés et la nécessité d’une immatriculation dans les délais impartis. Toutefois, la cour de cassation rejette cette argumentation, affirmant que l’entité a disposé de la personnalité morale dès sa création, et que son immatriculation ultérieure n’affecte pas sa capacité à agir.

En conclusion, la Cour de cassation rejette le pourvoi et condamne les cautions aux dépens, affirmant que l’entité de crédit avait la qualité et la capacité d’agir en justice, indépendamment de son immatriculation ultérieure. La décision clarifie les notions de personnalité morale et les implications de l’immatriculation des sociétés dans le cadre de procédures judiciaires.

Source : Cour de cassation – Base Open Data « Judilibre » & « Légifrance ».

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