Article 353-1 – Code civil

Article 353-1 du Code civil

Définition et application par la jurisprudence


Texte de loi

Article 353-1

L’adoption est prononcée à la requête du ou des adoptants par le tribunal judiciaire qui vérifie dans un délai de six mois à compter de la saisine du tribunal si les conditions de la loi sont remplies et si l’adoption est conforme à l’intérêt de l’enfant. Le mineur capable de discernement est entendu par le tribunal ou, lorsque son intérêt le commande, par la personne désignée par le tribunal à cet effet. Il doit être entendu selon des modalités adaptées à son âge et à son degré de maturité. Lorsqu’il refuse d’être entendu, le juge apprécie le bien-fondé de ce refus. Le mineur peut être entendu seul ou avec un avocat ou une personne de son choix. Si ce choix n’apparaît pas conforme à son intérêt, le juge peut procéder à la désignation d’une autre personne Dans le cas où l’adoptant a des descendants le tribunal vérifie en outre si l’adoption n’est pas de nature à compromettre la vie familiale. Si l’adoptant décède, après avoir régulièrement recueilli l’enfant en vue de son adoption, la requête peut être présentée en son nom par le conjoint, le partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou le concubin survivant, ou l’un des héritiers de l’adoptant. Le décès de l’adoptant survenu postérieurement au dépôt de la requête ne dessaisit pas le tribunal. Si l’enfant décède après avoir été régulièrement recueilli en vue de son adoption, la requête peut toutefois être présentée. Le jugement produit effet le jour précédant le décès et emporte uniquement modification de l’état civil de l’enfant. Le jugement prononçant l’adoption n’est pas motivé.

Source : Légifrance (DILA) – Licence Ouverte 2.0

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Application par la jurisprudence

Nota bene — Art. 353-1 C. civ. (devenu 353-2) est appliqué comme une règle de fond, propre à l’état des personnes, qui déroge au droit commun de la tierce opposition: elle n’est recevable contre un jugement d’adoption qu’en cas de dol ou fraude imputable aux adoptants.
Les juges en font un contrôle strict: à défaut d’éléments caractérisant la fraude, la tierce opposition est déclarée irrecevable.
Cette qualification de règle de fond justifie son application dans les collectivités d’outre‑mer (ex. Polynésie) et emporte priorité sur les règles purement procédurales.


Jurisprudence citant cet article

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